Novembre

Ventes à Lorient depuis la suspension du privilège de la Compagnie des Indes

Résultats des ventes à Lorient depuis la suspension du privilège de la Compagnie des Indes de France, 1771-1778 © Archives de Lorient – 9 Z 207
Résultats des ventes à Lorient depuis la suspension du privilège de la Compagnie des Indes de France, 1771-1778 © Archives de Lorient – 9 Z 207

Résultats des ventes à Lorient depuis la suspension du privilège de la Compagnie des Indes de France
Relevé général imprimé du produit net et escompte à 10% réduit des marchandises provenant du commerce particulier, 1771 – 1778

Les activités de la Compagnie des Indes assurent la prospérité de la ville : construction navale, armement et désarmement des navires, entreposage de marchandises en provenance des comptoirs et leurs ventes. Les départs des navires pour les Indes et la Chine se succèdent et les marchandises affluent sur les quais et dans les magasins de la Compagnie. En 1732, après l’abandon de Nantes par la Compagnie, Lorient devient le siège des ventes. Les premières ont lieu en octobre 1734. La construction de l’Hôtel des ventes (Hôtel Gabriel) commencée en 1740, est achevée en 1748.

Au XVIIIe siècle, Lorient est une cité dédiée au commerce du coton, de la soie, du thé, du café et de la porcelaine. C’est aussi un port négrier jusqu’en 1770.

En 1769, la Compagnie perd l’ensemble des privilèges accordés par le Roi. La Marine hérite alors des infrastructures de la Compagnie des Indes, Lorient devient port militaire.

Réputée pour ses activités militaires, Lorient profite également de sa position géographique pour développer ses activités maritimes. Elle est déclarée port franc par un arrêt du conseil du Roi du 14 mai 1784 et tient alors un rôle important dans les relations avec la nouvelle nation d’Amérique du Nord. Lorient est également choisie par Louis XVI comme tête de ligne des premiers paquebots transatlantiques qui effectuent des liaisons postales périodiques entre la France et les États-Unis.

Le commerce des Indes  se poursuit parallèlement jusqu’à la toute fin, en 1793, de la troisième et dernière compagnie. En avril 1790, un décret de l'Assemblée nationale avait ordonné l'ouverture du commerce au-delà du cap de Bonne-Espérance à tous les Français et la liquidation de la Compagnie.