Louis Yéquel

Louis Yéquel est né le 6 septembre 1987 à Kerity en Penmarc’h (Finistère). Marin-pêcheur, patron du chalutier « Les Deux Anges », membre du réseau clandestin « confrérie de Notre Dame » du Colonel Rémy, qui achemina en 1942-1943 vers l’Angleterre, par des rendez-vous en pleine mer, des agents de liaison, documents et renseignements subtilisés aux Allemands.

L’ancienne place Louis Yéquel, qui datait de 1978, se situait face au magasin « Concorde » avant la construction de L’Orientis. Depuis le réaménagement de ce secteur, la rue Yéquel correspond à la voie desservant la gare d’échanges et jouxtant la voie de chemin de fer (délibération du 30 novembre 1989)

Extrait du journal Le Télégramme mai 1980 : 

« Mais qui était Louis Yéquel ? Nous ne citerons que deux témoins de son action : le colonel Rémy et le lieutenant de vaisseau Daniel Lomenech des Forces Navales Françaises Libres.

Le marin-pêcheur Louis Yéquel, fut recruté au printemps de l’année 1942, pour commander l’équipage de la barque « Les Deux Anges » destinée à assurer les liaisons maritimes clandestines du réseau « Confrérie Notre Dame ». Ce recrutement fut effectué par un grand résistant lorientais, Alphonse Tanguy, dit « Alex », chef du secteur Bretagne du Réseau, et qui fut abattu par les Allemands à Paris.

La liaison devait se faire au large des Iles Glénan avec un chalutier venu des iles Scilly. En particulier, le 17 juin 1942, Louis Yéquel faisait parvenir à Londres, un courrier contenant notamment un plan allemand dont la possession contribua à déterminer le choix du point de débarquement en Normandie. Cette liaison fut suivie de 27 autres, jusqu’au mois de novembre 1943 où une trahison survenue dans le Réseau permit au contre-espionnage ennemi de découvrir l’existence de la barque. L’équipage de celle-ci ne dut son salut qu’à la fuite.

« Les Deux-Anges » était basé à Pont-Aven et c’est dans cette localité que l’épouse de Louis Yéquel recevait le courrier et les personnes en attente d’embarquement. C’était prendre de grands risques mais ces liaisons rendirent un immense service à la Résistance française et contribua activement à la victoire.

Madame Yéquel recevra jeudi 8 mai à l’occasion du baptême de la place qui portera le nom de son mari, la croix de Combattant Volontaire de la Résistance, et la croix de Combattant qu’elle a bien méritées.

Un extrait des services de Louis Yéquel résume en de simples mots son action et son patriotisme : « Héros modeste et désintéressé ».