Philippe Vannier

Portrait de Philippe Vannier
Portrait de Philippe Vannier

Il est né à Locmariaquer (Morbihan), le 6 février 1762. Son père, François Joseph Vannier est employé des Fermes du Roi à Auray, et marié à Vincente Joannic.
Il  a  une  vie  aussi  étonnante  que  celle  de  Jean-Baptiste  Chaigneau  et  de  nombreux  points communs avec ce dernier.
 
Il s’engage dans la Marine Royale à 16 ans et fait plusieurs campagnes. Il arrive en Cochinchine en 1789 avec Monseigneur Pierre Pigneau de Béhaine (évêque d’Adran). Il fait construire plusieurs  navires,  organise  la  flotte,  aide  le prince  Nguyen  Anh  à  reconquérir  son  trône  puis reste au service de ce dernier pendant plus de trente ans. Ses services lui valent d’être nommé
mandarin.
 
Bien intégré dans le pays, il se marie en 1811 avec une cochinchinoise, Magdeleine Sen (Sen-Dong).  Six  enfants  naissent.  Il  fréquente régulièrement  Jean-Baptiste  Chaigneau.  Il  est,  du reste, le témoin de ses deux mariages.  Les deux familles rentrent ensemble en 1825. Philippe Vannier s’installe à Lorient, 37 rue du port.
 
Ses services sont aussi reconnus par la France. Ainsi, il est fait chevalier de la Légion d’honneur et de Saint-Louis comme son ami Jean-Baptiste Chaigneau.
 
Il  recopie  et  met  en  forme  un  mémoire  de  Jean-Baptiste Chaigneau sur la Cochinchine qu’il complète du traité de 1787 entre le Roi de France et le Roi de la Cochinchine, dit « Petit traité de  Versailles »  .  Sur  la  base  de  ce  document,  Napoléon  III  décide  de  conquérir,  quelques années plus tard, la Cochinchine et le Tonkin.
 
Philippe Vannier décède le 6 juin 1842. Il est enterré au  cimetière de Carnel auprès de Jean-Baptiste Chaigneau. Les deux tombes sont entretenues par la société des Amis du Vieux Hué.