Julien Offray de La Mettrie

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Julien Jean Offray de La Mettrie, né à Saint-Malo le 12 décembre 1709[] et décédé le 11 novembre 1751 à Potsdam, est un médecin et philosophe matérialiste français. Médecin libertin, il défendit un matérialisme radical, et refonda, après René Descartes, le mécanisme.

Il fait ses humanités au collège de Coutances. Destiné par son père à embrasser la carrière ecclésiastique, il suit les cours de logique de l'abbé Cordier, un ardent janséniste, au collège de Plessis, mais choisit l'année d'après d'arrêter la théologie pour devenir médecin.

En 1728 il obtient le bonnet doctoral à la faculté de Rennes. En 1733, il se rend à Leyde, en Hollande, pour assister aux cours d'Herman Boerhaave et, en 1742, il retourne à Paris, où il obtient le poste de médecin des gardes françaises. Se spécialisant dans les maladies sexuellement transmissibles, il commence par publier des ouvrages sur des sujets médicaux.

Pendant une attaque de fièvre, il remarque sur lui l'action de circulation accélérée sur la pensée, ce qui le mène à la conclusion que les phénomènes physiques devaient être représentés comme les effets de changements organiques dans le cerveau et le système nerveux. Cette conclusion est exprimée dans son premier ouvrage philosophique L'Histoire naturelle de l'âme (1745). Il y défend des thèses matérialistes, provoquant un scandale qui lui fait perdre sa place de médecin des gardes françaises. Le livre est quant à lui condamné et brûlé publiquement par arrêt du Parlement en 1746. Il retourne à Leyde où il avait fini ses études, et y développe ses idées avec plus de vigueur et d'une façon plus complète, dans L’Homme-machine (1747). À ce moment, l'animosité envers lui est telle qu'il est forcé de quitter Leyde. Il est alors accueilli par Frédéric II de Prusse à Berlin qui lui permet non seulement d'exercer en tant que médecin, mais lui obtient également un poste à la Königliche Akademie der Wissenschaften (en français : L'académie royale des sciences).

Il écrit alors son œuvre majeure, Discours sur le bonheur, ce qui lui vaut d'être rejeté par les auteurs-clés des Lumières tels que Voltaire, Diderot ou d'Holbach.

En 1748, il devient membre de l'Académie royale des sciences et des lettres de Berlin.

Il meurt le 11 novembre 1751 à Potsdam d'une indigestion.

Ses Œuvres philosophiques seront publiées après sa mort en plusieurs éditions, respectivement à Londres, Berlin et Amsterdam.

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