Louis Le Coq

Un inventeur méconnu

© Les Cahiers du Faouëdic n°7
© Les Cahiers du Faouëdic n°7

Louis Le Coq est un Keryadin qui a quitté l'école à l'âge de 7 ans pour devenir gardien de vaches. Il apprend seul à lire. Après avoir effectué son service militaire comme tambour major, il entre à l'arsenal en tant que couvreur puis surveillant des casernes. Ensuite il quitte la caserne pour ouvrir une boutique d'horlogerie à l'angle de la rue du docteur Villers et de l'église Sainte-Anne d'Arvor. 

En 1892, il découvre à Paris les gramophones et achète un de ces premiers appareils à pavillon dont il fait profiter les Lorientais lors de fêtes et banquets. C'est à cette époque qu'il réalise sa première invention. Il a en effet cette idée géniale de remplacer les verres que l'on ajustait au gramophone par des rondelles de mica moins fragiles et donnant un son plus pur.

Il porpose aors son invention à la firme Pathé qui l'accepte tout de suite et grave en remerciement un coq sur les diaphragmes puis sur les disques.

En 1909, Louis Le Coq dépose son premier brevet concernant un laminoir servant à agrandir les bagues et les alliances. L'appareil a du succès mais son inventeur n'a pas eu assez d'argent pour en sauvegarder l'exclusivité, il tombe alors dans le domaine public et Louis Le Coq est à ce moment-là ruiné.

Après quelques années difficiles, il décide de devenir le premier taxi lorientais en louant une vieille Ford qu'il pensait utiliser aux heures de fermeture de son magasin. Mais la concurrence ne se fait pas attendre et Louis Le Coq abandonne son taxi pour se lancer dans de nouvelles inventions.

Le 13 janvier 1922, il dépose son brevet pour l'utilisation pratique et économique .de la houille bleue (énergie motrice de la mer)? Il dépose ensuite un brevet pour le perfectionnement dans l'art de construire à bon marché. Des briquettes faites de terre, foin, paille et gravillons appelées terre armée sont utilisées dans la construction de 5 maisons (l'une au port de pêche, une à Saint-Mathurin et trois à Keryado dont la sienne).

Mais cette innovation ne connait pas de débouchés et atteint d'artériosclérose, il finit par vendre sa bijouterie. Il se met alors à peindre. Lors d'une exposition, il est remarqué par un marchand du faubourg Saint-Antoine qui lui propose de lui offrir le voyage et un stand pour l'exposition internationale de Londres où il remporte la médaille d'or. En 1939, agé de 79 ans, il se lance dans la gravure sur plaque.

Texte : extrait des Cahiers du Faouëdic n°7