Comité de guerre de Lorient

Solidarité : le Comité de la guerre de Lorient

Bon de souscription Noël 1914
Affiche en faveur de la Journée du 75 - © AD du Morbihan
Bon de souscription Noël 1914
Bon de souscription Noël 1914
Affiche en faveur de la Journée du 75 - © AD du Morbihan
Affiche en faveur de la Journée du 75 - © AD du Morbihan

L’Etat met en œuvre une politique d’assistance dès 1915.Les femmes de mobilisés ont le droit à une allocation journalière à partir du 5 août 1915. Les familles sont proposées par les communes. Des pensions militaires sont aussi allouées aux veuves et orphelins. L’Office national des pupilles de la nation est créé en 1917. Des journées d’appel à la générosité nationales et locales sont aussi organisées.

A Lorient, un Comité de la guerre, créé dès le début du conflit, est très actif. Les épouses des officiers et des élus lorientais dirigent trois bureaux correspondant aux quartiers de Merville, Kerentrech et du Centre-ville. Le Comité vient en aide à la population, aux blessés et aux prisonniers de guerre. Les ressources proviennent de subventions, de souscriptions, cotisations et legs. Des quêtes, kermesses et tombolas sont aussi organisées comme la tombola des prisonniers tirée à Pâques au salon d’honneur de la mairie.

Le Comité distribue des repas par l’intermédiaire des fourneaux économiques, 69 150 dès 1914, mais aussi des bons de bois et de charbon, offerts par les maisons Marcesche et Le Brise. Il expédie des colis aux prisonniers et, à Noël, il améliore l’ordinaire des soldats hospitalisés. Il achète des machines à coudre aux couturières lorientaises pour qu’elles puissent travailler et aider les soldats. Entre septembre 1914 et avril 1915, celles-ci confectionnent et distribuent plus de 13 300 linges et vêtements. Enfin, les femmes du Comité accompagnent les convois funèbres des militaires qui décèdent à Lorient, elles entretiennent et fleurissent leurs tombes et font célébrer des messes pour les morts pour la Patrie.

Des Lorientais font aussi des dons en nature auprès des centres de soins et proposent leur service à la Croix Rouge.

Les élus se mobilisent pour venir en aide aux réfugiés à leur arrivée, en mettant à disposition des lieux d’hébergement, le collège des jeunes filles et les dépendances du Théâtre municipal, et en distribuant du linge. Lorient accueille 450 réfugiés Belges durant le conflit.

Autres exemples de solidarité, Lorient est soucieuse du moral des soldats. Une quête est organisée en 1914 pour payer des instruments aux sonneurs du front afin de «chasser le mal du pays». 732 francs sont récoltés qui permettent d’envoyer une vingtaine de couples d’instruments, fabriqués par Jean-Pierre Jacob, le luthier de Keryado. Une aide de la Ville est également apportée au 262e RI pour créer une musique et au 62e RI pour le remplacement d’instruments détruits dans la Marne en mai 1918.