Boulevard général Borgnis-Desbordes

Boulevard situé dans le quartier de Kerulvé dans le prolongement du boulevard Pierre Mendès-France, il fait l'angle avec la rue de Kerulvé.

Le général Henri-Gustave-André Borgnis-Desbordes (1895-1982)  prend le commandement des Forces Françaises du Morbihan le 7 septembre 1944 et installe son QG à Vannes le 25 octobre. Les bataillons du Morbihan (cinq de l’Organisation de Résistance de l’Armée, quatre des Francs-Tireurs et Partisans français, un de l’Armée Secrète, un de Libération-Nord et un de l’Organisation Civile et Militaire) investissent les lieux et reçoivent le renfort de cinq bataillons du Finistère, de 5 bataillons des Côtes-du-Nord, d’un corps franc du Loir-et-Cher, du 4e régiment de fusiliers marins, etc. Le général Borgnis-Desbordes, en tant que chef des Forces françaises du Morbihan, intègre 12 000 officiers, sous-officiers et hommes du rang au sein de la 19e Division d'infanterie, division bretonne qui fait face à 26 000 Allemands, avec le soutien des 94e et 66e Division d'infanterie américaines. Le 7 mai 1945 à 20h50, sous la menace d’une attaque décisive des Alliés, les Allemands exténués signent le cessez-le-feu à compter du 8 mai 1945 à 00h01, dans la salle du « Café breton », situé sur le port d’Étel. Le 10 mai 1945 à 16h00, deux jours après la capitulation générale du Reich, dans une prairie proche de Caudan, le général Fahrmbacher remet symboliquement son pistolet au général Kramer, commandant la 66e Division d'infanterie américaine, en présence du général Rollins, chef du secteur Lorient ouest, du général Borgnis-Desbordes et du préfet Onfroy.
Le général Borgnis-Desbordes fut ensuite nommé colonel des troupes coloniales puis Général de brigade des troupes coloniales, Général de division des troupes coloniales le 1er octobre 1945. Après la guerre, il est nommé commandant supérieur des troupes du Levant (1946) puis commandant supérieur des troupes de l'A.O.F. (1949-1951), d'une région militaire (1951-1952), inspecteur général des troupes coloniales (1952-1955) et enfin membre du Conseil supérieur de la Guerre (1955).

Appellation adoptée par délibération du Conseil municipal du 26 janvier 1984