Rue général de Langle de cary

Rue général de Langle de Cary

Plaque de la rue de Langle de Carry
Plaque de la rue de Langle de Carry
Plaque de la rue de Langle de Carry
Plaque de la rue de Langle de Carry

Cette rue est située dans le quartier de Lorient-centre, elle relie le boulevard de l'Eau Courante à la rue Vauban.

Fernand Louis Armand Marie de Langle de Cary, né le 4 juillet 1849 à Lorient (Morbihan), décédé le 19 février 1927 à Pont-Scorff (Morbihan), est un officier militaire français de la Première Guerre mondiale.

Une carrière d'officier ordinaire (avant 1914)

Issu d'une famille noble de Bretagne, il réussit l'entrée à Saint-Cyr en 1867. Il en sort major et lieutenant en 1869. Lorsque la guerre franco-prussienne éclate durant l'été 1870 De Langle de Cary est à Paris. Officier d'ordonnance du commandant en chef de l'armée parisienne, le général Trochu, il est grièvement blessé (balle dans la poitrine) lors de la bataille de Buzenval (19 janvier 1871), il sert alors au 2e régiment de chasseurs d'Afrique. Trois jours plus tard il est fait Chevalier de la Légion d'honneur.

Il existe assez peu d'éléments sur sa carrière entre 1871 et 1900, il est probable qu'il ait suivi une carrière classique d'officier militaire : il a commandé au 10e régiment de cuirassiers puis au 22e régiment d'artillerie et après au 32e régiment d'infanterie de ligne avant de devenir professeur à l'École de Guerre. De Langle de Cary est fait Officier de la Légion d'Honneur le 8 juillet 1889 (au grade de commandant ou de lieutenant-colonel). Promu général de brigade en avril 1900 (à 52 ans), il est nommé inspecteur général du 7e Arrondissement de gendarmerie. Au cours de l'été 1900 on lui confie en parallèle le commandement de la 3e Brigade de cavalerie d'Algérie et de la subdivision de Sétif.

De retour en métropole en mai 1903, il est nommé commandant de la 72e Brigade d'Infanterie et de la subdivision Pau-Tarbes. Le 9 mai 1906, De Langle de Cary reçoit sa troisième étoile de divisionnaire et le commandement de la 3e Division d'Infanterie Coloniale. Peu de temps après, il incorpore la 14e Division d'Infanterie en devenant chef de la subdivision de Bourg-Belley, puis le 4e Corps d'Armée en décembre 1908. Proche du généralissime, Joffre le nomme commandant du 8e Corps d'Armée en décembre 1911. Le 7 septembre 1912, il représente La France pour célébrer le centenaire de la bataille de la Moskova. Le 17 décembre 1912, il fait son entrée au Conseil supérieur de la guerre. Proche de la retraite on lui confie la 4e Armée de réserve. Il est fait Grand Officier de la Légion d'Honneur le 31 décembre 1913.

Son rôle dans la Première Guerre mondiale (1914-1918)

Lorsque la guerre éclate en août 1914, il est rappelé à l'activité en qualité de commandant d'armée. C'est un général proche du général Joffre. Le 2 août 1914, le généralissime lui confie le commandement de la 4e Armée. Jusqu'à la mi-août, son armée est en réserve à Saint-Dizier avant d'être envoyée en Lorraine. Pendant que la 5e Armée du général Lanrezac rencontre des succès à Guise, de Langle de Cary qui le couvre sur l'est, se maintient bien sur la Meuse. Cependant une dangereuse brèche entre la 5e Armée contraint Joffre à créer la 9e Armée. Le 22 août 1914, elle est envoyée en renfort dans les Ardennes pour contrer l'avancée allemande en Belgique. Le général de Langle de Cary fait partie également du système de la bataille de la Marne en septembre 1914. Toujours à la tête de la 4e Armée il vient à bout de l'armée du duc de Wurtemberg à Vitry-le-François le 9 septembre 1914. Le 20 novembre, il est fait Grand Croix de la Légion d'honneur, le généralissime a toute sa confiance à de Langle de Cary.

En février-mars 1915, son armée est envoyée en offensive sur la Champagne. Il se résout à porter l'effort de ses troupes sur un front d'environ 8 kilomètres. Des problèmes climatiques posent de gros problèmes à l'avancée des hommes. Le 17 mars après avoir demandé le renfort du 16e corps, Joffre lui ordonne la suspension de l'offensive. Le 25 septembre 1915, pour la troisième fois la 4e Armée repart à l'offensive c'est comme ailleurs un échec cuisant. Le général Gouraud le remplace à la tête de l'armée et de Langle de Cary est nommé commandant du Groupe d'armées du Centre le 11 décembre 1915.

Chargé du commandement des armées de Verdun, lors de l'avance ennemie en février 1916, il fait tenir l'accès au fort de Douaumont, préparer une contre-attaque et enfin le repliement des forces de la Woëvre sur les hauteurs de la Meuse. Le 24 février, les armées françaises sont écrasées par les bombardements allemands, de Langle de Cary ordonne, de sa propre initiative, l'évacuation de la Woëvre. Joffre est furieux et finit par le remplacer par le général Pétain en mai. L'officier reçoit néanmoins la médaille militaire le 25 mars 1916. Il est mis définitivement en retraite en janvier 1917. Il meurt à Pont-Scorff le 19 février 1927 à 77 ans. Son corps est inhumé aux Invalides.

Source : Wikipedia

Appellation donnée par délibérations du Conseil municipal des 29 mai 1931 et 11 juin 1949.