Rue des Trois frères Busson

Plaque de la rue des trois frères Busson

 

La rue des Trois Frères Busson est située dans le quartier Chaigneau à l'angle de la rampe de l'Hôpital des Armées et de l'allée du colonel Rémy.

Joseph, Lucien et Louis Busson sont trois frères lorientais au destin héroïque. Ils laissent à la France deux veuves et trois enfants.

Dans les années 1900, tous les trois désirent embrasser la carrière militaire. Pour cause de myopie, seuls Joseph puis Lucien deviennent officiers.

Durant leurs vies, chacun des trois hommes est apprécié par ses contemporains, pour son courage, sa vivacité, son intelligence et sa bonne humeur.

En 1910, Lucien reçoit la médaille de sauvetage de la part du Ministère de la Marine pour avoir sauvé une jeune fille qui se noyait sur la plage de Larmor. Quatre ans plus tard, il meurt au combat, il a 34 ans. Il portait sur lui les lettres de sa femme et un petit livre de messe ayant appartenu à sa belle-mère. Il est nommé capitaine à titre posthume.

Consulter la notice biographique de Lucien Busson

Louis est nommé directeur de l’usine à gaz de Sedan en 1913. En 1914, il se retrouve séparé de sa femme et de sa fille qui étaient parties en voyage à Lorient au moment où le Nord-est de la France devient occupé. La ligne de front est imperméable et aucune communication n’est tolérée par l’occupant. Louis est mal vu par l’ennemi car il dénonce régulièrement au Maire, le gaspillage d’électricité fait par les Allemands, de surcroit il fournit aux Sedanais du charbon, matière rare à l’époque et donne des renseignements aux forces françaises.En juillet 1916, il est arrêté pour avoir « tenté de faire parvenir en France libre un message confié à l’aile précaire d’un pigeon voyageur tombé dans la cour de son usine ». Interrogé, il se tait et protège le réseau de résistance dont il fait partie. Il est fusillé quelques jours plus tard, il a 33 ans. Craignant une manifestation, les Allemands interdisent l’accès au cimetière pendant huit jours.

Enfin Joseph, l’aîné des trois frères, veuf et père d’une petite fille est officier colonial à la veille de la guerre. Il est capitaine du 5e bataillon d’infanterie légère d’Afrique composé uniquement de soldats libérés ou sanctionnés durant leur service. Un fort tempérament est nécessaire pour être officier dans ce type de régiment. Brillant officier il est apprécié pour ses qualités de commandement et se distingue par de nombreux combats qu’il manœuvre avec brio. Il est tué à l’ennemi en mars 1918 à l’âge de 44 ans.

Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 9 février 2012.