Rue de la Corderie

Cette rue était située dans le site de l'Enclos du Port à la Reconstruction, elle longeait le mur d'enceinte de l'arsenal, elle n'existe plus aujourd'hui, on peut la situer désormais sur la promenade autour de la place d'Armes.

En 1736, cette rue existait déjà. Elle a porté successivement les noms de rue d'Orry de 1739 à 1763, puis rue de Bertin (nom d'un lieutenant de police) de 1763 à 1792 puis elle prend le nom de rue de la Corderie en 1792. La rue a été nommée ainsi parce qu'elle longeait le mur sur lequel s'adossait la corderie de la Marine. Au plan de 1839, la rue de la Corderie était parallèle à la rue de Marie et rejoignait la rue du Collège. Juste avant la Seconde Guerre mondiale, la rue de la Corderie permettait de rejoindre les deux entrées de l'arsenal, la porte du Lycée au bout de la rue du Lycée et l'entrée de la place d'Armes.

En 1676, en effet, un mur de clôture en pierre limitait définitivement le territoire de la Compagnie des Indes à proximité de la lande du Faouëdic. David Grenier, alors directeur de la Compagnie des Indes, profita de la présence de ce mur pour y adosser, en 1677, une corderie. Les produits de la Corderie royale se distinguait par un fil blanc au milieu des torons d'un brun sombre. Chaque navire partait avec trois jeux de câbles. La corderie était un des ateliers qui connaissait les fluctuations d'activité les plus importantes selon l'affluence des vaisseaux à l'armement. 

La Compagnie des Indes mettait en adjudication le travail de la corderie en payant à un entrepreneur des sommes proportionnelles aux produits fournis.

En plus d'un salaire médiocre et irrégulier, la corderie était un des labeurs les plus pénibles à cause de la poussière qui se dégageait lors du filage. Ces conditions de travail difficiles expliquent sans doute la grande grève des cordiers de 1704.

Avant la Seconde Guerre mondiale, la rue de la Corderie n'était déjà plus très animée et il restait de la rue en dehors de l'Enclos du Port qu'un décrochement de la rue de Luzançay et une petite borne limitant le territoire de la Marine. Jusqu'à l'ouverture de l'Enclos du Port au public en 2007, la rue de la Corderie était uniquement fréquentée par les employés de l'Arsenal.