Torchères de l'ancienne salle des fêtes

Torchère au pied de l'escalier de l'hôtel de ville, côté ouest
Torchère au pied de l'escalier de l'hôtel de ville, côté est
Le crépuscule
Torchère au pied de l'escalier de l'hôtel de ville, côté ouest
Torchère au pied de l'escalier de l'hôtel de ville, côté est
L'aurore

En 1892, le conseil municipal prend un arrêté ouvrant un concours en vue de la construction, sur l'emplacement de l'ancien abattoir, d'une école primaire,d'une école primaire supérieure (EPS) et d'une salle de réunion... c'est la salle des fêtes. En 1901, et pour un montant total de 543 340 francs-or, la Ville inaugure l'établissement sur le cours des quais (actuel quai des Indes). C'est l'un des premiers bâtiments construits en France utilisant le béton armé. En 1906, on poursuit dans l'innovation en ajoutant 17 000 francs de travaux pour installer" l'éclairage au gaz avec incandescence, reconnu en la circonstance de dépense moindre en même temps que d'usage plus pratique ". On y trouve " un lustre au centre de chacun des deux caissons de la grande nef ; le central comportera trente lumières et les quatre autres vingt. Deux torchères avec piédestal seront disposées à l'entrée de l'escalier intérieur, une à droite et une à gauche. De part et d'autre de l'escalier extérieur sera placée une crosse avec lanterne. Enfin trois lustres de trois lumières sont prévus pour l'orchestre, le tout sera complété par quelques appareils secondaires, appliques et lanternes.

Les deux torchères sont matérialisées par deux statues de fonte. Initialement destinées à une exposition, elles sont installées  au pied de l'escalier monumental. Il s'agit de nymphes, moulées industriellement par les Fonderies du Val d'Osne dont les usines et ateliers se situaient à Osne-le-Val en Haute-Marne. Elles portent à bout de bras des globes électriques au lieu des flambeaux habituels. Elles symbolisent l'aurore et le crépuscule. Leur style "belle époque" se mariait bien avec l'architecture du bâtiment.

Ces deux statues, sauvées des bombardements de la guerre et de la destruction de la salle des fêtes en février 1969, sont actuellement visibles au pied de l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville.