Centre d'aviation maritime

Le centre d'aviation maritime en 1917
Officiers du CAM de Lorient
Hydravion Donnet-Denhaut
Le centre d'aviation maritime en 1917
Le centre d'aviation maritime en 1917
Officiers du CAM de Lorient
Hydravion Donnet-Denhaut
Officiers du CAM de Lorient
Le centre d'aviation maritime en 1917
Officiers du CAM de Lorient
Hydravion Donnet-Denhaut
Hydravion Donnet-Denhaut

En 1918, la France a la première aviation au monde. En cinq années, elle a formé presque 16 450 pilotes et 2000 observateurs. 5 500 sont tués par l’ennemi ou par accident dont plusieurs As ( titre donné à tout pilote après cinq victoires) comme Georges Guynemer en 1917.

En 1914, l’aviation est peu présente dans le conflit, elle est seulement un moyen supplémentaire mis à disposition des forces terrestres. Les aviateurs, au même titre que les aérostiers, ont un rôle d’observation pour régler les tirs de l’artillerie ou déposer et récupérer des agents derrière les lignes ennemies. La bataille de Verdun en 1916 impose définitivement le fait aérien dans la conduite des opérations militaires. A la fin de la guerre, environ 400 avions soutiennent chaque offensive.

Avec l’apparition des bombardements et des combats aériens, l’armée doit dispenser des formations adéquates et l’industrie aéronautique doit fournir des appareils conçus pour les missions données. Les avions sont alors équipés d’appareils photos et de radios permettant de transmettre des renseignements précis.

Au départ, les aviateurs utilisent des appareils non armés, ils prennent donc l’initiative d’emporter avec eux des armes légères (pistolet, carabine). En 1915, Roland Garros met en place un dispositif de tir synchronisé avec l’hélice. Depuis les tranchées, les poilus aiment voir les prouesses des aviateurs, elles soutiennent leur moral. Les As deviennent des héros modernes d’une guerre propre, noble, chevaleresque et technique. Ces derniers améliorent l’image de la guerre auprès des populations.

Le centre d'aviation maritime de Lorient

La Première Guerre mondiale donne priorité au développement de l’aviation côtière dotée d’hydravions et d’amphibies. Dans cette optique, des Centres d’Aviation Maritime (CAM) sont créés sur le littoral afin de surveiller et d’escorter les navires passant dans le secteur.

Pour contrecarrer l’action des sous-marins allemands au large de Lorient et des côtes du sud de la Bretagne, un centre d’aviation est créé le 10 mars 1917 sur la rive gauche du Scorff et rattaché aux Patrouilles de Bretagne.

Le centre, commandé par Marcel Destrem et disposant d’un effectif de 138 personnes est initialement composé de 12 hydravions de type Donnet-Denhaut DD-2 dont 9 sont armés. En 1918, la flottille est renouvelée avec des Georges Levy HB2 et l’hydravion d’attaque Tellier. Leur mission consiste essentiellement à escorter des convois et à bombarder les sous-marins ennemis.

Après l’armistice, le centre d’aviation maritime de Lorient est maintenu mais son activité est réduite. Il est désarmé le 1er janvier 1921, tout en demeurant un soutien du Centre d’aviation maritime de Brest jusqu’en 1939. Après la Seconde Guerre mondiale, les installations abandonnées sont progressivement démantelées.