L'école de rééduction des mutilés

Lettre de vœux des mutilés de l'école de rééducation de Lorient, adressée à Marie Bouligand, 6 janvier 1916. 26 Z 23 - © Archives de Lorient
Lettre de vœux des mutilés de l'école de rééducation de Lorient, adressée à Marie Bouligand, 6 janvier 1916. 26 Z 23 - © Archives de Lorient

Des soins médicaux spécifiques sont prodigués aux mutilés, lesquels nécessitent d’être accompagnés pour leur retour à la vie civile. Ainsi, des centres sont créés pour leur apprendre un nouveau métier. En parallèle, des médecins et des ingénieurs mettent au point des prothèses.

Le 25 novembre 1915, la décision est prise d'ouvrir une école professionnelle de rééducation des mutilés de guerre et de réinsertion dans la vie civile. Elle est établie dans la villa La Julia rue Jules Simon à Kerentrech.
L'école comprend un potager, un jardin d'agrément, des ateliers et peut accueillir 50 pensionnaires. Les enseignements sont adaptés à l’économie de la région (cordonnerie, menuiserie, ferblanterie, tailleurs, imprimeurs...). En parallèle, des médecins et des ingénieurs mettent au point des prothèses pour les mutilés.


L'école de Lorient fonctionne avec six salariés dont deux contremaîtres pour les formations en cordonnerie et galoches. Elle est  dirigée par le docteur Louis Waquet, assistée bénévolement par la directrice de l’école des filles de Kerentrech, Marie Bouligand, membre par ailleurs du Comité de la guerre.  En 1918, un bilan fait état de 149 élèves, 70 rééduqués dans diverses professions, gagnant de 5 à 15 francs par jour. 8 élèves ont été renvoyés. Le règlement intérieur est très strict.

Aux côtés de l'école de Lorient, un centre d'éducation et de rééducation agricole et horticole est créé en 1916 à l'hôpital de Sainte-Anne d'Auray.