Rue Etienne Kerangouarec

Plaque de la rue à Lorient
Plaque de la rue à Lorient

Rue reliant la rue Ferdinand Piriou à la rue Jean Cavaillès dans le quartier de Saint-Armel.

Jean-Marie Kerangoarec est né le 6 novembre 1921 à Guilligomarc'h, dans une famille d'agriculteurs, exploitants au village de Beg-ar-Lann, en Guilligomarc'h. À la veille du second conflit mondial, il s'installe avec ses parents à Kercavès, en Larmor-Plage et devient carrier. La Seconde Guerre mondiale éclate et c'est le début des bombardements de Lorient et son environnement par l'aviation alliée. Avec l'exode civil, la famille Kerangoarec se réfugie au Pradigo, commune de Guern (56).

Jean-Marie Kerangoarec, au caractère bien trempé, n'a qu'une idée en tête : bouter hors de France l'occupant nazi. Il s'engage dans la Résistance en intégrant le mouvement de résistance intérieure Front National. Son charisme aidant, il prend très vite des responsabilités. Début 1944, le commandement de la première compagnie FTP du Morbihan, nouvellement créée, est confié au Commandant Etienne, alias Jean-Marie Kerangoarec.

Courant avril 1944, le commandant Etienne est intégré au triumvirat qui dirige le Comité militaire régional FTP, en tant qu'adjoint du commissaire aux opérations. Le 22 mai 1944, après une mission à Melrand et Bubry, en compagnie du commandant Jacques et du Commandant Pierrot, il est fait prisonnier à Saint-Nicolas-des-Eaux (56). Afin d'échapper à l'interception du convoi, ourdie par les résistants, le trio est transféré à Rennes caché sous une charrette de foin.

Horriblement mutilé, il n'a rien révélé à l'ennemi. Il est fusillé à Saint-Jacques-de-la-Lande, le 30 juin 1944. À titre posthume, après l'attribution de la médaille de la Résistance, il sera fait Chevalier de la Légion d'honneur le 10 novembre 1960.

Source : article © Ouest-France

Une rue de Lorient est baptisée à son nom, appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 12 novembre 1971.

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