La vie quotidienne dans la Poche

Evacuation de la Poche - Plouharnel
Colonne de réfugiés près de Guidel
Evacuation de la Poche - Guidel
Vache broutant rue de Strasbourg - Lorient
Poste de commandement dans une cahute sur le front
Groupe de FFI faisant une pause pour fumer

Côté allemand, le problème du ravitaillement et d’énergie est quotidien.

Les « empochés » doivent apprendre à vivre en autarcie. A Lorient, l’édification d’une station électrique et des éoliennes est rapidement achevée. Malgré le blocus, les Allemands conservent la maîtrise des mers et ne furent jamais vraiment isolés. La communication avec la poche de Saint-Nazaire a permis l’envoi de vivres, de matériels, de courriers.

L’achat de vivres auprès des habitants fonctionne toujours mais les prix deviennent au fil des mois exorbitants.

Les Allemands installent une boucherie, une boulangerie (1,5 millions de pains seront produits durant le blocus), un moulin à céréales, une presse à huile une distillerie, une brûlerie à café. L’ancien terrain d’aviation de Kerlin-Bastard (Lann Bihoué), devenu obsolète suite aux bombardements accueille 7 200 bœufs, plus de 400 veaux et un vaste potager.

Chez les soldats mal nourris, la mortalité connaît un pic. Certains refusent de travailler, désertent, commettent des exactions envers les civils. Ainsi, au mois d’août, 18 civils sont tués.

 

 

Le sort des civils

La population connaît la faim, le froid (l’hiver 1944-1945 est particulièrement rigoureux), l’inconfort et la privation (plus d’électricité ni de bois, plus de radio, plus de café ouvert ni de tabac). La pénurie alimentaire atteint par endroit, comme à Groix, un seuil critique.

La vie sur le front 

Durant les premières semaines du front, l’Etat-Major des F.F.I. fait ce qu’il peut pour organiser une armée (il manque d’officiers qualifiés), installer un service de santé, des postes de secours avancés…

Le peu d’armement acquis est mal adapté à la puissance de feu allemande. En janvier 1945, certains bataillons n’ont encore reçu aucun armement et l’hiver se passera pour certains hommes en simples effets civils et sabots de bois.

Les conditions matérielles sont extrêmement difficiles au cœur d’un hiver rigoureux, sur le front des « oubliés » maintenant que la majeure partie du pays est libérée. Le temps est long.

Le colonel Muller examine les sabots d'un de ses hommes