Chronique d'une libération

La signature de la reddition
Ober Schmitt, le colonel Borst et M. Hodges de la Croix Rouge Internationale au Magouer
Cérémonie de la reddition à Caudan
Le menhir de la reddition à Caudan

Le 7 mai 1945, un message radio émis depuis l’Allemagne invite les places fortes à s’incliner. Après les pourparlers organisés au Magouër, à 15 heures, la capitulation sans condition est signée au café breton à Etel le 7 mai à 20 heures, le cessez-le-feu étant prévu pour le 8 mai à 00h01.
Entre le 8 et le 10 mai, les troupes d’occupation appliquent les exigences des Alliés et en profitent pour faire disparaître toutes traces d’archives. La cérémonie de reddition a lieu le 10 à 16 heures à Caudan. Le général Fahrmbacher remet symboliquement son arme au général américain Kramer. Le général Borgnis-Desbordes et le colonel Morice représentent les Forces Françaises de l’Intérieur.
C’est le terme de 9 mois de siège.
Le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitule mais les 23 communes de la Poche ne sont donc libérées que le 10 mai et l’île de Groix le 11.
Devancés par les troupes américaines, les soldats F.F.I., en uniforme anglais et canadien, entrent dans la Poche le 10 mai à midi. Au total, 24 441 hommes sont faits prisonniers, dont 2 000 blessés et 800 malades. Un matériel considérable en bon état est pris. Les installations vitales du port et la base des sous marins sont intacts et prêts à être réutilisés.
Les 16 et 18 mai sont découverts les charniers des civils fusillés à Penthièvre et à Port-Louis.
Il faut déminer un territoire truffé de plus de 38 000 mines et de centaines de kilos d’explosifs. La liberté de circulation n’est rétablie que le 14 Juillet 1945.
Mémorial des Martyrs du Fort de Penthièvre à Saint-Pierre-Quiberon
Après le débarquement en Normandie, la répression des services de sécurité nazis envers la résistance devient plus féroce. Des groupes de résistants, transférés depuis la prison de Vannes, furent torturés et fusillés au fort de Penthièvre entre le mois d’avril et le mois de juillet 1944. En 1948, un obélisque fut élevé en la mémoire des 59 victimes retrouvées.
Mémorial des Fusillés de la Citadelle à Port-Louis
La Citadelle de Port-Louis fut également un lieu de répression et de supplice pour les Résistants captifs. Après la reddition allemande, un charnier y fut découvert en mai 1945. 69 patriotes avaient été jetés vivants dans la fosse avant d’être mitraillés. Le Mémorial a été conçu en 1959 en leur mémoire.