Dans les médiathèques

Cinéma : le mois du film documentaire

Quand le cinéma rencontre la grande Guerre.

Dans le cadre du mois du film documentaire, la médiathèque François Mitterrand vous propose une sélection de films et de fictions , des ateliers d'écriture et des rencontres, sur le thème de la Première guerre mondiale.

Deux semaines de projections qui tenteront de faire le point sur ce sujet terrible qu'est la Grande Guerre, et qui permettront de saisir le conflit dans toutes ses dimensions : le front, les séquelles des combats, l’insubordination, l’impact sur la société civile…

Détails et horaires de la programmation.

Toutes les projections ont lieu à l'auditorium de la médiathèque François Mitterrand - L'entrée est libre et gratuite dans le limite des places disponibles.

Ateliers d'écriture

"Je m'en souviens guerre..."


Deux ateliers d'écriture animés par Patrick Argenté vous sont proposés à la médiathèque de Kervénanec les 18 et 25 novembre de 18h30 à 20h. 

Gratuit - Sur inscription à la médiathèque de Kervénanec

Rencontre : Fusillés pour l'exemple

Suite à la projection du documentaire 'Fusillés pour l'exemple', une rencontre avec le scénariste de ce film, M Alain Moreau, est organisée.
Alain Moreau est scénariste, éditeur et producteur. Il est depuis 1995 l’auteur de nombreux documentaires et téléfilms. Il a notamment reçu pour Voltaire et l’Affaire Calas le Grand Prix du Scénario au FIPA 2006

Fusillés pour l'exemple
Un documentaire d'Alain Moreau et Patrick Cabouat (2004 ; 52 mn)

  • Samedi 29 novembre à 14h30 - Médiathèque François Mitterrand - Auditorium

550 soldats français furent fusillés par l'armée française pendant la première guerre mondiale. Ces exécutions pour l'exemple, décidées par la justice militaire, devaient imposer une discipline de fer dans les tranchées... Ce film est le fruit de la première enquête exhaustive sur cette zone d'ombre de l'histoire officielle. Illustré par les dessins de Jacques Tardi et des séquences d'archives inédites, il retrace l'histoire dramatique de ces soldats, de leur condamnation, de leur exécution et enfin de leur réhabilitation.

 

Penser que l’on sait tout sur la Première Guerre mondiale, c’est se laisser aller aux facilités d’une histoire “ officielle “. Or on le sait, l’Histoire officielle ment: monumentalement. Cent ans ont passé depuis la fin de la Première Guerre mondiale et, malgré les travaux historiques considérables qu’elle a suscité, d’immenses champs d’horreur demeurent à explorer, notamment celui des fusillés pour l’exemple. Ce film prétend y pourvoir, au moins en partie. Il est né de ma mémoire, celle d’un enfant d’une génération dont les grands-pères avaient vécu cette guerre. Le mien de grand père, Elzéar, en était revenu silencieux, un éclat d’obus dans la tête. Léonie, sa femme, ma grand-mère donc, y avait perdu son frère Raoul. Madeleine, sœur de Léonie, c’est son fiancé qui n’était pas revenu.  

Nombreux sont les films et les ouvrages consacrés au grand carnage de 14/18, mais peu évoquent un de ses plus cruels aspects : les fusillés pour l’exemple, autrement dit des soldats français exécutant sur ordre de leurs chefs leurs propres camarades. Celui qui aurait refusé aurait été passé par les armes. Dès l’armistice de 1918, ce fut le silence. Et il dura. Le gouvernement d’alors et ceux qui suivirent décidèrent de cadenasser pour un siècle, c’est à dire de rendre légalement indisponibles – sauf quelques rares cas sous la pression publique comme celui de l’instituteur Théophile Maupas - les 140.000 dossiers de soldats traduits en jugement de 1914 à 1918 devant les Conseils de guerre.

Petit à petit toutefois la mémoire collective s’est réappropriée l’Histoire, la vraie. Des historiens comme Nicolas Offenstadt ou encore Guy Pedroncini, mais également un général, oui un général – c’est l’expression qui confirme la règle - André Bach, vous le découvrirez dans le film, se sont attelés à la tâche, et le résultat de leurs travaux bouscule toutes les idées reçues: alors qu’on a longtemps estimé à une cinquantaine le nombre d’exécutés sur ordre des Conseils de guerre, il apparaît désormais qu’au terme de deux mille cinq cents condamnations à mort, c’est en réalité plus de six cents hommes qui ont été passés par les armes, dont trois cent cinquante la première année du conflit.

Depuis plusieurs années, nombre d’associations, parmi lesquelles La Libre Pensée, se battent pour une réhabilitation collective de ces victimes. Vainement à ce jour, car les gouvernants, de droite comme de gauche s’y refusent obstinément. Pourquoi ? La réponse est simple : l’Armée avec une majuscule, autrement dit la haute hiérarchie militaire y est farouchement opposée, y voyant une remise en cause de son prestige. Et devant les képis, vieille habitude, le politique courbe la tête. Exemple : ce documentaire avait été programmé de longue date un dimanche, c’était en 2008. Le hasard du calendrier a voulu que ce dimanche tombe un 11 novembre. Au dernier moment, l’Armée a exigé et obtenu de France Télévision qu’il soit déprogrammé ce jour là considéré par elle comme sacré. On ne badine pas avec l’Honneur quand on est militaire de haut grade… avec la vie du simple troufion, c’est autre chose.  

Bonne projection -

Alain Moreau

Quand le cinéma rencontre la grande guerre.

Au moment où la première Guerre Mondiale éclate, le cinéma a 20 ans à peine.
Première guerre « moderne » filmée par un média moderne, où l’on voit se multiplier des actualités filmées souvent instruments de propagandes pour influencer l’opinion publique.
Des romans tels que Le feu d’Henri Barbusse ou À l’Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque ouvrent la voie à la fiction, et feront d’ailleurs l’objet d’adaptations cinématographiques.

La médiathèque vous propose une sélection de films documentaires et de fiction susceptibles de saisir le conflit dans toutes ses dimensions : le front, les séquelles des combats, l’insubordination, l’impact sur la société civile… Deux semaines de projections qui tenteront de faire le point sur ces sujets terribles, en  apportant un éclairage nouveau d’historiens et de cinéastes.

La projection du documentaire Fusillés pour l'exemple le 29 novembre sera suivie d'une rencontre avec Alain Moreau, scénariste.

L'héroique cinématogaphe
L'héroique cinématogaphe

Documentaires

Le Bruit et la Fureur.
Réal. Jean-François Delassus (2008 ; 110 mn)

Tout est loin d'avoir été dit sur la 'der des ders', sur l'histoire de cette immense tromperie, de ce gâchis infini. A travers le récit d'un soldat qui a traversé toute la guerre et qui parle aussi au nom de ses camarades, '14-18 le bruit et la fureur' est un documentaire réalisé à partir d'images d'archives, pour la première fois, restaurées, colorisées et sonorisées. A rebours de la victimisation du soldat qui a longtemps prévalu, le propos de ce film est nouveau : la Grande Guerre a été entretenue par un consentement général. Ce sont des sociétés entières qui se sont jetées dans ce qu'elles pensaient être un combat de la civilisation contre la barbarie. Elles se sont ainsi engagées dans le premier massacre de masse moderne, sans avoir la moindre idée de ce qui les attendait. En suivant les analyses d'Annette Becker, l'un des chefs de file de ce nouveau courant historiographique, ce film donne une vision neuve de ce conflit dont l'ampleur, la violence, le caractère total ont à la fois préfiguré et engendré les tragédies du XXe siècle.

  • Mardi 18 novembre à 17 h

Premier Noël dans les tranchées.
Réal. Michaël Gaumitz (2005 ; 52 mn)

Moins de 6 mois après le début de la grande guerre, des soldats ennemis, épuisés par les horreurs et l'absurdité de cette tuerie, « fraternisent ». Michaël Gaumnitz, réalisateur français d'origine allemande, ressuscite cet épisode oublié et décrit minutieusement le quotidien des combattants de 14-18. Un mélange subtil d'images d'archives et de reconstitutions, la restitution par l'image d'un épisode oublié, refoulé de la guerre 14-18 : l'histoire des « fraternisations », où quand les pires ennemis fraternisent face à l'absurdité, à la cruauté et à l'horreur de la guerre.   

  • Vendredi 21 novembre à 17h

Une Vie de femme pendant  la Grande Guerre.
Réal. Cédric Condom (2008 ; 60 mn)

Tout semble avoir été dit sur la Grande Guerre. Pourtant, a-t-on déjà observé la guerre de 14-18 sous le prisme du regard féminin ? 90 ans après l'armistice, ce documentaire s'intéresse, enfin, au rôle des femmes dans la Grande Guerre. Avec la mobilisation, les femmes sont appelées à remplacer dans les champs "ceux qui sont sur les champs de bataille". Pourtant, avec le prolongement de la guerre, la France va aussi découvrir ses factrices, ses conductrices de tramways et ses fameuses "munitionnettes". Ainsi, pendant quatre ans les Françaises vont participer à l'effort de guerre. Mais comment furent-elles récompensées une fois la paix retrouvée ?   

  • Samedi 22 novembre à 14h30

Fusillés pour l’exemple.
Réal. Alain Moreau et Patrick Cabouat (2004 ; 52 mn)

550 soldats français furent fusillés par l'armée française pendant la première guerre mondiale. Ces exécutions pour l'exemple, décidées par la justice militaire, devaient imposer une discipline de fer dans les tranchées... Ce film est le fruit de la première enquête exhaustive sur cette zone d'ombre de l'histoire officielle. Illustré par les dessins de Jacques Tardi et des séquences d'archives inédites, il retrace l'histoire dramatique de ces soldats, de leur condamnation, de leur exécution et enfin de leur réhabilitation.

Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur du film Alain Moreau

 

  • Samedi 29 novembre à 14h30

Et fictions...

La Grande illusion.
Réal. Jean Renoir (1937 ; 105 mn)

En 1917, dans un camp en Allemagne, un groupe de prisonniers français, dont l'aristocrate Boeldieu, le contremaître Maréchal et le banquier juif Rosenthal, préparent une évasion. Au dernier moment, ils sont transférés dans une forteresse commandée par Von Rauffenstein, qui sympathise avec Boeldieu...

  • Lundi 24 novembre – 17 h

L‘Adieu aux armes.
Réal. Frank Borzage (1932 ; 89 mn)

Blessé au front, lors de la Première Guerre mondiale, le jeune lieutenant américain Frédéric Henry est transporté dans un hôpital de Milan. Il trouve un grand réconfort auprès de Catherine Barkley, une infirmière anglaise, dont il tombe amoureux. Alors que Catherine vient de lui annoncer qu'elle est enceinte, l'infirmière en chef surprend leur idylle et Frédéric repart pour le front. Adaptation du roman d’Ernest Hemingway

  • Mardi 25 novembre – 17 h

Pour l’exemple.
Réal. Joseph Losey (1964 ; 84 mn)

En 1917, Hamp, un jeune soldat engagé volontaire, attend son jugement dans une cave transformée en cellule. Il a été arrêté par un caporal, alors qu'il fuyait loin du front, hagard, en proie à une commotion cérébrale. Pour le conseil de guerre, cela s'appelle : désertion. Le capitaine Hargreaves assure la défense de Hamp. Pendant l'interrogatoire, les soldats spéculent sur le devenir de leur compagnon.

  • Mercredi 26 novembre – 17h

La Vie et rien d’autre.
Réal. Bertrand Tavernier (1989 ; 130 mn)

1920, dans le nord de la France, Irène parcourt les villages en ruine à la recherche de son mari. Son chemin croise celui du commandant Dellaplane, qui dirige un bureau de recherche des morts et disparus de la Grande Guerre...

  • Vendredi 28 novembre – 17 h