Rue du maréchal Foch

Rue du maréchal Foch

Plaque de la rue Foch

Rue située au centre-ville de Lorient qui part de la place Georges Clémenceau pour rejoindre la rue de Clairambault. Il s'agit d'une des plus anciennes rues de Lorient qui a été tracée à travers la lande du Faouëdic. Elle s'est tout d'abord appelée rue de l'Eglise vers 1700, puis rue de Rohan de 1735 à 1792 où elle prit le nom de rue du Morbihan jusqu'en 1919. En 1817, elle a été baptisée rue de Bourbon de 1817 à 1830 pour bien montrer la fidélité des édiles aux Bourbons qui revenaient sur le trône. Elle devient rue du maréchal Foch à la fin de la Première Guerre mondiale d'après un décret de délibération du 19 novembre 1919 : "Avant de nous séparer, puisque nous avons été les conseillers municipaux du temps de la victoire, il conviendrait peut-être de perpétuer dans notre ville le souvenir de l'homme qui a remporté cette victoire en donnant son nom à une de nos rues." Esvelin lors de sa dernière séance de mandature.

Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, né le 2 octobre 1851 à Tarbes et mort le 20 mars 1929 à Paris, est un officier général et académicien français. Il fut le commandant-en-chef des forces alliées sur le front de l'Ouest pendant la Première Guerre mondiale.
Durant la Grande Guerre, il commande le 20e corps d'armée de Nancy, appartenant à la IIe armée du général de Castelnau. Le 14 août 1914, pendant la bataille de Lorraine, son corps avança vers la ligne Sarrebourg-Morhange, subissant de lourdes pertes. La déroute du 15e corps à sa droite le contraignant, cependant, à la retraite. Foch parvint à bien gérer la situation en couvrant la retraite pour livrer la bataille du Grand Couronné qui couvre Nancy. Il empêche les Allemands de traverser la Meurthe mais, contrevenant aux ordres du général de Castelnau qui exige le retrait général, contre-attaque le 20 août. Il se heurte à de violents feux d'artillerie lourde, puis à une contre-attaque allemande qui l'oblige à battre en retraite, ce qui coûte la vie à 5 000 hommes. C'est pour ce culte de l'offensive qu'il est choisi pour commander la IXe armée lors de la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britanniques, françaises et belges durant la course à la mer. Avec le chef de l'état-major, Maxime Weygand, Foch doit gérer la retraite de la Marne, alors qu'il venait à peine d'être nommé à son poste. Il aurait eu alors ces mots restés célèbres : « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque. ». Sa contre-attaque était la mise en pratique d'idées qu'il avait développées en tant qu'enseignant, elle lui permit de mettre un terme à l'offensive de l'armée allemande. Ce succès lui vaut une nouvelle promotion et le 4 octobre 1914, il est nommé commandant-en-chef adjoint de la zone Nord, avec le général Joffre. Le 13 octobre, les Allemands lancent une nouvelle offensive, contenue au prix de pertes très lourdes ; situation qui se reproduit à nouveau lors de la première bataille d'Ypres. À chaque fois, Foch parvient à sortir les troupes françaises de situations très difficiles. À l'origine de la bataille de l'Artois en 1915 (192 000 morts ou blessés français) et de celle de la Somme en 1916 (204 253 pertes françaises), il tombe en disgrâce provisoire, conséquence de sanglants échecs. En décembre 1916, le général Joffre le relève du commandement du GAN (groupe d'armée nord), sa doctrine de l'offensive à outrance ayant engendré de lourdes pertes à l'armée française15. Lucien Lacaze, ministre de la marine et par intérim de l'armée, le réconforte : « au moment où l'état de votre santé vous oblige à abandonner provisoirement un commandement actif, le gouvernement tient à témoigner, une fois de plus par la plus haute des distinctions militaires (médaille militaire) la reconnaissance du pays ». Joffre sera lui-même limogé quelques jours plus tard. La disgrâce de Foch est assez relative, car le général Lyautey, nouveau ministre de la guerre lui fait obtenir un commandement provisoire du groupe d'armée de l'est (GAE), le 18 janvier 1917, le général Curières de Castelnau étant alors en tournée en Russie. Le 22 août 1917, se tient la première séance de la commission d'enquête (le général Joseph Brugère en est le président, le général Gouraud et Foch y siègent) « chargée d'étudier les conditions dans lesquelles s'est effectuée l'offensive dans la région de l'Aisne du 16 au 23 avril 1917 (bataille du Chemin des Dames) et de déterminer le rôle des généraux qui ont exercé le commandement dans cette offensive ». Il est ensuite envoyé en Italie pour rétablir la situation après le désastre de la bataille de Caporetto. Le 27 octobre, 2 divisions françaises, 2 divisions britanniques, de l'artillerie lourde et un QG sont dirigés vers l'Italie. Le 28 octobre 1917, le général Duchêne commande sur place une aide franco-britannique sur le front italien. Foch arrive le 29 à Trévise. Il reste en poste de nombreux mois.
Le 7 novembre, le Conseil suprême de guerre, où chaque pays est représenté par le chef et un membre de son gouvernement, est instauré « en vue d'assurer une meilleure coordination de l'action militaire sur le front occidental [… et] de veiller à la conduite générale de la guerre. ». Ce conseil a son siège à Versailles. Le 26 mars 1918, à Doullens, Foch est nommé commandant-en-chef du front de l'Ouest, avec le titre de généralissime : « le général Foch est chargé par les gouvernements britanniques et français de coordonner l'action des armées alliées sur le front de l'ouest ». Bien qu'il ait été surpris par l'offensive allemande au Chemin des Dames, il parvient à bloquer les dernières offensives allemandes de l'année 1918. Le 6 août 1918, il est fait maréchal de France, et c'est avec cette distinction qu'il planifie et mène l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l'armistice, le 11 novembre 1918.Il fait partie des signataires alliés de l'armistice de 1918 conclu dans la clairière de Rethondes. Il est élevé à la dignité de maréchal du Royaume-Uni et de Pologne, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Le jour de l'armistice, il est nommé à l'Académie des sciences, et dix jours plus tard il est élu à l'Académie française, au fauteuil no 18. Il fut également membre de l'Académie de Stanislas. En 1919, il devient le président du Conseil supérieur de la guerre. La même année, l'hôtel de Noirmoutier, au 138 rue de Grenelle à Paris, lui fut attribué ; il y mourut le 20 mars 1929. Des obsèques nationales ont lieu le 26 mars 1929. Le maréchal Foch repose sous le dôme des Invalides à Paris parmi les grands maréchaux de France qui ont servi la nation.

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Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 3 décembre 1929.