Rue du général Dubail

Rue général Dubail

Plaque de la rue Dubail

La rue du général Dubail est située dans le centre ville de Lorient entre la rue des Fontaines et la rue Auguste Nayel, elle traverse la rue de Liège et la rue du Port. Avant d'être appelée général Dubail, cette rue a porté différents noms selon les époques. On trouve rue sous forme d'esquisse sur un plan de 1738. Selon un plan de 1742, on peut suivre son tracé qui débute rue Pontcarré de Viarmes (actuelle rue des Fontaines) pour arriver sur les quais non encore construits. Elle porta le nom de rue des Prophètes avant 1763 puis rue de Silhouete (maître des requêtes, ministre d'Etat, commissaire du roi auprès de la Compagnie des Indes et contrôleur général des finances en 1759) à partir du 15 juin 1763, ensuite rue Esnoult des Chatelets de 1778 à 1792. A la suite de la Révolution, le conseil municipal lui attribua le nom de rue Française, nom qu'elle conserve jusqu'en 1950. Avec le nouveau plan de Lorient, le tracé de la rue a été tronqué puisque son aboutissement aux quais a été barré par l'immeuble de la Poste centrale.

Augustin Yvon Edmond Dubail, né à Belfort le 15 avril 1851 et mort le 7 janvier 1934, est un général français qui combattit pendant la Première Guerre mondiale. Il entre à Saint-Cyr en 1868 dans la promotion Suez en 1870 dans l'infanterie. Il s'engage dans l'armée pendant la guerre franco-prussienne de 1870, au cours de laquelle il combat à Sarrebruck, Spicheren, Borny avant d'être fait prisonnier à Metz. Libéré, il devient professeur d'art militaire à Saint-Cyr en 1888. Il sert sur la frontière est puis en Algérie où, en 1901, il est colonel du 1er Zouaves. En 1904-1905 il est deux fois chef de cabinet de Maurice Berteaux, ministre de la Guerre. Nommé général de brigade, il dirige l'école de 1906 à 1908 puis fait partie du comité technique de l'infanterie. Chef d'État-major de l'armée en 1911, il est chargé de mission en Russie. Membre du Conseil supérieur de la guerre en 1914, après avoir commandé, à Tours, le 9e Corps d'Armée, il part en campagne au sud est de la Lorraine à la tête de la Première Armée avec laquelle il s'oppose, en août, à l'attaque allemande lors de la bataille de Sarrebourg. Contraint de se replier, il parvient à stopper l'avancée allemande dans la bataille de la trouée de Charmes, au point de jonction avec la IIe Armée de Castelnau. Il remporte ensuite un succès dans la bataille de la Haute Meurthe qui met définitivement fin à l'offensive allemande sur les Vosges. Promu commandant du secteur de Saint-Mihiel, il y dirige les attaques sur la Woëvre. En février 1915, Dubail est nommé pour diriger le groupe d'armée de l'Est dans le secteur de Verdun. Dès le mois de juillet, il signale l'insuffisance des défenses en artillerie des forts, mais ses avertissements seront toujours ignorés par le haut-commandement. Un an plus tard, l'offensive allemande lui donnera raison, ce qui ne l'empêchera pas d'être relevé de ses fonctions et mis à la retraite, en mars 1916. Il devient gouverneur militaire du camp retranché de Paris, poste qu'il occupe jusqu'au printemps 1918. Grand chancelier de la Légion d'honneur de 1918 à sa mort, Dubail crée en 1921 la société et, en 1925, le musée de la Légion d'honneur. Après la guerre, il se retire de la vie publique et meurt à Paris le 7 janvier 1934.Il est inhumé au cimetière Montparnasse à Paris.

Source : "Au fil des rues au fil du temps", Université du Tramps Libre de Lorient et Wikipedia

Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 21 octobre 1950.