Rue de l'amiral Guépratte

Rue amiral Guépratte

Plaque de la rue Guepratte

Rue située dans le quartier du Rouho. Elle relie la rue Madame de Sévigné à la rue Etienne Dolet.

Paul Émile Amable Guépratte, né le 30 août 1856 à Granville (Manche) et mort le 21 novembre 1939 à Brest, est un officier de marine français. Il termine sa carrière avec le grade de vice-amiral. Il était le petit-fils de l'amiral Jéhenne et était présent auprès de son grand-père, alors préfet maritime de l'arrondissement de Lorient, lors de la visite de l'Empereur Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie à l'été 1858.
Il embarque en 1875 sur la corvette cuirassée la Reine-Blanche dans l'escadre d'évolution, passa en 1876 sur l'aviso à hélice le D'Estaing, puis sur la corvette école la Favorite (vaisseau que commanda son père) et fait la campagne de Tunisie de 1881 à bord du cuirassé Marengo (bombardement de Sfax, prise de Gabès).
Il est affecté, après l'école, sur le cuirassé Amiral Dupré. Il prend son premier commandement en 1889 avec le contre-torpilleur 23. Ensuite il passe second sur le croiseur Forfait en 1891 et passa commandant du Caronade dans la division navale d'Indochine qui participait aux opérations contre le Siam entre mai et octobre 1893. Il revint à Brest où il devint sous-directeur des défenses sous-marines en 1900, puis reparti dans le Bosphore commander le contre-torpilleur Vautour entre 1901 et 1902 pour revenir à Brest et être chef de la deuxième section de l'état-major à l'arrondissement maritime (mai 1902). Avec le Foudre, il fait le transport de deux sous-marins et quatre petits torpilleurs partant de Cherbourg et allant à Saïgon en 1904. En 1905, de retour en Méditerranée, il participe aux manœuvres de l'escadre en tant que commandant du Jeanne d'Arc, passe sur La Marseillaise ; devenant capitaine de pavillon, il fait son retour sur la Jeanne d'Arc fin 1906. De retour sur la terre ferme, il commande le 2e dépôt des équipages (1908) et l'année suivante la construction de l'Edgar Quinet.
Contre-amiral, il commande en 1915 la division de complément de l'armée navale opérant dans les Dardanelles. Le 18 mars 1915, son pavillon sur le Suffren, il entre le premier dans le détroit des Dardanelles lors de la tentative de passage en force franco-anglaise. Son courage n'est pas récompensé car son bâtiment est gravement endommagé et il perd un de ses quatre cuirassés dans les champs de mines. Il est relevé de son commandement en mai 1915 et se retrouve préfet maritime à Bizerte. Présent à Brest à la fin de la guerre, il contribue grâce à son prestige personnel à bloquer les tentatives de mutineries qui secouent la flotte lors de l'agitation révolutionnaire de 1919.
Il était associé-correspondant de l'Académie de Stanislas. Il est inhumé dans le caveau des gouverneurs des Invalides.
© Wikipedia et "Au-delà des remparts n°1", Unversité du Temps Libre, Lorient

Appellation adoptée par délibération du conseil municipal 11 du juin 1949.