Boulevard Louis Franchet d'Espèrey

Boulevard Louis Franchet d'Espèrey

Plaque du Bd Franchet d'Espèrey

Le boulevard Franchet d'Espèrey est situé dans le quartier de l'Eau courante entre la place place François Mitterrand et la place de la Légion d'Honneur. Il a été construit sur ce qui fut la rue des Marais et la partie de la rue Marc Pourpe qui longeait le petit chemin de fer jusqu'à la rue de l'Eau courante.

Louis Félix Marie François Franchet d'Espèrey, né le 25 mai 1856 à Mostaganem (il était bébé avec ses parents sur un bateau à voiles à destination du port de Mostaganem), mort le 8 juillet 19422 à Saint-Amancet est un militaire français des XIXe et XXe siècles. Il est élevé à la dignité de maréchal de France en 1921. Il est nommé général de division en 1912 et le général Lyautey lui confie le commandement des troupes du Maroc. Pendant la période difficile des débuts du Protectorat, il prend une part importante à la pacification et à l’organisation du pays. Rappelé en France, Franchet d’Espèrey reçoit en novembre 1913 le commandement du 1er Corps d'Armée à Lille. Il se distingue à la bataille des Frontières d’août 1914, puis en rejetant sur l’Oise, à Guise le corps allemand de la Garde. Le généralissime Joffre lui confie, le 3 septembre, le commandement de la Ve Armée, en pleine retraite et menacée d’être encerclée et coupée. Franchet d'Espèrey se montre à la hauteur de la situation. Faisant faire demi-tour à ses hommes, il attaque, entraînant à ses côtés l’armée britannique du général French, se précipite dans la brèche entre les armées Bülow et Kluck ; il joue un rôle capital dans la décision et l’exécution de la grande bataille. Franchet d'Espèrey commande le groupe d’armées de l’Est en 1916, puis le groupe d’armées du Nord en 1917. En juin 1918, il est appelé au commandement en chef des armées alliées à Salonique pour prendre la suite de l'Expédition de Salonique. Il obtient, après une campagne de quatorze jours, la capitulation de l’armée germano-bulgare. L’armistice mettant fin au conflit sur le front d'Orient, signé à Salonique le 29 septembre 1918, ouvrait de vastes perspectives. Le Haut commandement allemand, qui en est conscient, se décide à demander l’armistice sur tous les fronts. Il n’a pas tenu à Franchet d'Espèrey que sa magnifique victoire n’ait pas été exploitée. Après la défaite des Empires Centraux, une partie de ses troupes est envoyée, sur ordre de Clemenceau, en Crimée et à Odessa, pour intervenir dans la guerre civile russe contre les Bolcheviques. Mais l'intervention tourne court à cause du manque de moyens, de l'hostilité de la population et de la démoralisation des troupes qui ne comprennent pas cette expédition. En mars-avril 1919, il redresse la situation critique des forces françaises à la suite de l'offensive de l'armée Rouge dans le sud de l'Ukraine et permet une évacuation en bon ordre.
Ces remarquables années de services lui valent, le 19 février 1921, la dignité de maréchal de France. Il devient ensuite inspecteur général des troupes d'Afrique du Nord, au moment où l'on veut unifier la défense de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc. Le 14 novembre 1924, il effectue la deuxième mission Gradis transsaharienne. Le 2 novembre 1930, il représente la France à la cérémonie du couronnement de l'empereur d'Éthiopie, Haïlé Sélassié Ier. Il est nommé président de la Société de géographie en 1933 et il est élu membre de l’Académie française le 15 novembre 1934, le même jour que l'homme politique Léon Bérard. Il fonde, en 1935, une institution prestigieuse, le Comité des Amitiés Africaines, œuvre d'entraide aux militaires d'Afrique du Nord. Le maréchal Franchet d’Espèrey meurt à 86 ans le 8 juillet 1942 à Saint-Amancet dans le Tarn. Il est tout d'abord inhumé provisoirement en la chapelle no 1, dite des Trois Maries, de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi en attendant des jours meilleurs. Les honneurs militaires lui furent rendus par le général de Lattre, commandant la 16e région militaire de Montpellier. Il est transféré aux Invalides en 1947, lorsqu'il fut possible d'organiser des obsèques dues à son rang de maréchal de France (les maréchaux de France, depuis 1929, sont inhumés dans l'église Saint-Louis des Invalides, sauf dispositions testamentaires contraires).

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Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 20 juin 1953.