Boulevard du maréchal Joffre

Boulevard maréchal Joffre

Plaque du bd Maréchal Joffre

Boulevard située au centre-ville de Lorient et qui relie le cours de Chazelles à la place de la Libération, il portait auparavant le nom de boulevards des Fortifications. Le tracé de cette rue suit approximativement le tracé des anciennes fortifications. Il traverse ce qui fut l'ancien village de Kervérot habité par les pêcheurs du Faouëdic qui à l'époque récoltaient des huîtres sauvages. Il y eut le long de ce boulevard une caserne, celle du 62e régiment d'infanterie, qui s'installa en août 1871 et ce jusqu'au 31 décembre 1923. Il s'agit de la caserne Bisson qui a été construite en 1834 et détruite en 2000 pour y construire un ensemble immobilier.

Joseph Joffre est un militaire français, né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, et mort le 3 janvier 1931 à Paris. Il est le commandant en chef des armées françaises opérant sur le front ouest d'août 1914 à décembre 1916. Pendant l'été 1914, il réussit à maîtriser la retraite de l'armée française vers le sud et arrête l'offensive allemande sur la Marne au début septembre 1914. L'échec de son offensive pendant la bataille de la Somme en juillet-octobre 1916, accroît les critiques dont il est l'objet. Il démissionne en décembre 1916 et est nommé maréchal de France.
Joffre est élève de l'École polytechnique de Paris et en sort comme officier du génie. Il fait carrière au Tonkin, au Soudan et à Madagascar. Il est nommé général de brigade en 1902.
En 1911, il est nommé chef de l'état-major général de l'armée française. Il est également vice-président du Conseil supérieur de la guerre. A ce titre il met au point le plan XVII qui prévoit les mouvements de l'armée française dans les premiers jours d'une guerre prévisible avec l'Allemagne. Ce plan prévoit l'« offensive à tout prix », en particulier en direction de l'Alsace et de la Lorraine (alors sous contrôle de l'Allemagne).
En août 1914, Joffre est nommé commandant en chef des armées françaises du Nord et du Nord-Est. Il commande les troupes qui font face à l'armée allemande stationnée en Alsace et en Lorraine du Nord, ainsi que le long de la frontière belge (la Belgique est considérée comme neutre par les pays voisins depuis 1831).
Joffre appliquant le « plan XVII » attaque en Alsace et en Lorraine. Les opérations sont plus difficiles que prévu et le front se stabilise à la fin du mois d'août. Le plan XVII a donc échoué. Par contre Joffre sousestime l'offensive de la droite des armées allemandes qui; violant la neutralité belge ont pénétré en Belgique. La résistance héroïque des Belges à Liège permet à Joffre d'envoyer des troupes vers le nord pour faire face aux Allemands. Ce déplacement est fait en catastrophe et dans des conditions difficiles. Les troupes françaises à peine sur le terrain doivent combattre mais dès le 24 la retraite générale vers le sud est ordonnée. Tout en reculant les troupes combattent avec acharnement. Joffre a perdu la « bataille des frontières ».
Joffre « sauveur de la France »
Cependant malgré ses échecs répétés et l'invasion du territoire français, Joffre ne panique pas. Il prévoit d'arrêter les Allemands sur la Seine (au sud de Nogent), sur l'Aube (au sud d'Arcis), sur l'Ornain à l'Est de Vitry-le-François, et dans la région de Bar-le-Duc en Lorraine. Grâce à l'appui du général Joseph Gallieni, gouverneur du camp retranché de Paris, qui lui apporte des troupes fraiches transportées en taxis, Joffre brise l'offensive allemande sur la Marne du 5 au 12 septembre 1914. Il parvient à faire reculer l'adversaire. Le plan allemand d'écraser l'armée française a échoué. Joffre est alors considéré comme le sauveur de la France.
Grâce aux batailles de Yser en octobre et d'Ypres en novembre, Joffre gagna la bataille de la course à la mer par laquelle les Allemands pensaient pouvoir séparer les Belges et les Anglais des troupes françaises. Le front est alors continu depuis la mer du Nord jusqu'à la frontière suisse.
En 1915, Joffre tente par de multiples offensives de percer les lignes allemandes. Il s'agit aussi de soulager les alliés russes qui sur le front de l'Est sont en grandes difficultés. L'offensive en Champagne pendant l'hiver 1915 est un échec très coûteux en hommes. Il en est de même pour l'offensive, toujours en Champagne, de la fin septembre au début novembre.
Par ailleurs localement Joffre laisse les généraux lancer des offensives très localisées qui n'ont comme but que d'améliorer la position tenue. Ce « grignotage » est très meurtrier et peu décisif.
Au printemps 1916, Joffre prépare une grande offensive, qu'il espère décisive, dans le secteur de la Somme. Pour cela il dégarni en hommes et en matériel la partie Lorraine du front, en particulier le secteur de Verdun. L'attaque massive des Allemands sur Verdun à partir du 21 février 1916, fait suspendre l'offensive prévue sur la Somme. Ce n'est que le 1er juillet que l'offensive de la Somme peut commencer afin de réduire la pression allemande sur Verdun. Malgré un succès initial, l'offensive s'arrête vu le très grand nombre de morts.
En décembre 1916, en raison de ses échecs à répétition Joffre est remplacé par le général Nivelle, un artilleur, en tant que commandant en chef des armées françaises. Il est nommé maréchal de France.
Après la guerre, il reste très populaire, voyage à l'étranger, où il est toujours acclamé, inaugure des monuments aux morts et écrit ses Mémoires. Il eut droit à des obsèques nationales et on donna son nom à beaucoup de rues et avenues, dans toute la France. Son tombeau est dans sa propriété de Louveciennes, près de Paris. Il a été membre de l'Académie française.
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Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 30 mars 1936.