10 mai 1917 - 2 Morts pour la France

Delaguillaumie Jean-Joseph

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
Médaille militaire
284e Régiment d’infanterie
1895-1917
Armée d’Orient

« Faisant partie de la première vague s’est porté courageusement à l’assaut des positions ennemies. Tué au cours de la progression. Citation à l’ordre du régiment du 31 mai 1917.

Né à Lorient, le 5 février 1895, d’Alexandre, Marie Delaguillaumie, quartier-maître canonnier et d’Isabelle, Marie Notoly. Cet ouvrier boulanger épouse à Lorient, le 26 janvier 1916, Madeleine, Marie Huët. Recrutement de Lorient. Matricule 17349/455. Classe 1915. Le 9 septembre 1915, il est mobilisé au 154e régiment d’infanterie puis est affecté le 28 février 1916 au 354e d’infanterie. Soldat à la 18e compagnie de ce régiment, il est blessé le 20 avril 1916 à Souain dans la Marne. Rétabli de ses blessures, il est muté au 284e régiment d’infanterie « stationné » dans le camp retranché de Salonique.

Le 10 mai 1917, l’armée d’Orient livre une bataille difficile contre les forces bulgares retranchées dans le massif du Skra di Legen[1] à l’ouest de la vallée du Vardar. « Les ouvrages avancés ennemis ont été enlevés et dans un magnifique élan, les deux bataillons d’attaque ont enlevé le bastion de l’ouest, les tranchées brunes, la tranchée du guet ; ils ont pénétré dans les ouvrages blancs et dans l’ouvrage du Skra di Legen.[2] » Lors de cette opération, le soldat Delaguillaumie est tué à l’ennemi à Kupa (Grèce), le 10 mai 1917 à l’âge de 22 ans. Le 284e est l’objet d’une brillante  citation : « Dans un magnifique élan, a enlevé d’un seul bond les ouvrages ennemis établis sur un massif montagneux situé à 1.800 mètres environ des positions de départ et les dominant de près de 300 mètres, s’y est maintenu toute la journée dans un combat corps à corps avec des forces ennemies très supérieures et sous un bombardement formidable d’obus de gros calibre et d’obus asphyxiants. A permis à la division, par sa vaillance et son dévouement, de remplir sa mission et de s’installer à 1.500 mètres en avant de ses positions anciennes en conservant tous les ouvrages avancés enlevés à l’ennemi. » Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le mardi 31 juillet 1917. Il habitait 17 rue du Rouho à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.


[1] Massif montagneux situé à proximité de la frontière entre  la Serbie et la Grèce.

[2] Historique du 284e Régiment d’infanterie.

Guyader Jean-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
413e Régiment d’infanterie  
1891-1917

Né à Ploemeur (Morbihan), le 7 mars 1891, de Joseph, Jacques Guyader, journalier et de Marie, Josèphe Le Montagner, cultivatrice. Recrutement de Lorient. Matricule 19254/3254. Classe 1911. Il est tué à l’ennemi à Broussilof secteur de Craonne (Aisne), le 10 mai 1917 à l’âge de 26 ans. Il habitait 38 rue de Keryvaland à Lorient.