1er janvier 1917 - 1 Mort pour la France

Le Coz Yves-Marie-Joseph

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Lieutenant pilote aviateur
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palme (5 citations)
2e Groupe d’aviation
Escadrille C. 64
1889-1917

 « Chef d’escadrille d’une haute valeur morale, a su exalter au plus haut point le courage, l’énergie et la volonté de ses subordonnés. A trouvé, une mort glorieuse au cours d’une mission aérienne. Plusieurs fois cité et décoré. »

Né à Lorient, le 3 avril 1889, de Joseph, Louis, Aimé Le Coz, professeur au lycée de Lorient et d’Aline, Marie, Magdeleine, Reine Canivet. Recrutement de Lorient. Matricule 249. Classe 1909. Il s’engage le 5 mai 1909 au 19e régiment de chasseurs et est affecté quelques mois plus tard au 3e régiment de chasseurs à cheval.[1] Attiré par l’aviation, il rejoint l’école d’aviation militaire de Pau où il passe son brevet de pilote militaire. Le 1er avril 1915, ce brillant aviateur est affecté à l’escadrille C 64 et s’illustre rapidement en combat aérien : « Officier pilote qui fait preuve des plus belles qualités d’allant, d’énergie et de sang-froid. A déjà eu plusieurs combats aériens durant les nombreuses reconnaissances qu’il a effectuées sur les lignes allemandes. Le 8 mars 1916, chargé de la protection d’une reconnaissance et se voyant entouré par plusieurs avions ennemis, il attaque l’un deux avec résolution, le force à la retraite et oblige par son attitude décidée les autres à se tenir à distance. A eu son appareil atteint par plusieurs balles au cours du combat. [2]» À la tête de son escadrille, il effectue des missions dangereuses n’hésitant pas à survoler les positions ennemies afin de les bombarder : « Officier d’un allant remarquable, qui a rendu de précieux services à la tête d’une école d’aviation, a accompli à maintes reprises des missions de nuit loin dans les lignes ; le 12 août 1916, en particulier, a fait un raid de plus de 120 kilomètres pour bombarder une gare importante. A dirigé brillamment les bombardements de nuit exécutés par son escadrille, les 12 et 14 septembre 1916. » Il tombe glorieusement dans les lignes ennemies à Saint-Hilaire-Le Petit dans la Marne au cours d’une mission aérienne, le 1er janvier 1917 à l’âge de 27 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le jeudi 15 février 1917. Sa dépouille mortelle est rapatriée du front, le dimanche 4 février 1923 à Vannes puis à Lorient. Il est inhumé au cimetière de Carnel dans la plus stricte intimité, le lundi 5 février 1923. Carré 9 - Tombe n °11. Sur la dalle funéraire quelques lignes rappellent sa mémoire. Il habitait 11 rue Dupuy-de-Lôme à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor et du lycée de Lorient.


[1] Les pilotes volontaires détachés de leur précédente unité gardent leur uniforme et sont « souvent » recrutés dans la cavalerie.

[2] Le général Gouraud le cite à l’ordre de l’armée en avril 1916.