13 février 1917 - 1 Mort pour la France

Bain de La Coquerie Fernand-Félix-Charles

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Lieutenant de vaisseau
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre
Médaille coloniale
Régiment de fusiliers-marins
1881-1917

« Capitaine de Compagnie remarquable par son commandement, son esprit de décision et d’organisation. Venu au bataillon, sur sa demande, s’est constamment occupé d’accroître la valeur militaire de son unité. Le 15 février 1917, étant Commandant d’un point d’appui de première ligne, est tombé glorieusement frappé d’une balle alors qu’il reconnaissait minutieusement les créneaux ennemis en vue de l’éventualité d’une action.1 »

Né à Lorient, le 16 février 1881, d’Henri, Louis, Ferdinand Bain de La Coquerie, lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur et de Yolande, Marie Le Gouvello du Timat. Il épouse à Châtel-Censoir (Yonne), le 9 février 1914, Marguerite, Marie, Célénie Carouge. Recrutement de Lorient. Matricule 289. Classe 1901. Après des études sérieuses à l’externat Saint-Louis à Lorient et à l’école privée Sainte-Geneviève à Paris, Fernand Bain de La Coquerie intègre en 1899 l’École navale. Aspirant en 1902 et après différentes affectations à la mer, le jeune officier se distingue rapidement par ses recherches hydrographiques sur les côtes de Madagascar et au Congo. Ses travaux sont récompensés par la Société de géographie qui lui décerne le 18 avril 1913 une médaille d’or « pour son hydrographie de la côte de l’Afrique équatoriale française. » Au début du conflit, il sert sur le croiseur-cuirassé Amiral-Aube et le contre-torpilleur Capitaine-Mehl avant d’entreprendre une nouvelle mission hydrographique sur les côtes de Syrie et d’Asie-Mineure. En septembre 1916, il souhaite combattre avec les fusiliers-marins et démontre au sein de cette troupe d’élite ses grandes qualités de commandement. Quelques mois plus tard, il tombe glorieusement au champ d’honneur frappé d’une balle à la tête à Saint-Georges (Belgique), le 13 février 1917 à l’âge de 35 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le mardi 20 février 1917. Il habitait 18 rue Michel Bouquet à Lorient. Son nom figure sur le livre d’or de l’École Sainte-Geneviève à Versailles dans les Yvelines et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il est également inscrit sur la stèle commémorative de l’institution Saint-Louis et sur le monument aux morts du carré militaire du cimetière de Carnel à Lorient.

1 Général Balfourier. Ordre du corps d’armée.