17 avril 1917 - 5 Morts pour la France

Bauché Marius-Marie

© Mémoire des Hommes
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Caporal
267e Régiment d’infanterie
1896-1917
Disparu au combat

Né à Hennebont (Morbihan), le 16 septembre 1896, de Pierre, Marie Bauché, quartier-maître mécanicien de la marine et de Marie, Françoise Le Bayon, ménagère. Recrutement de Lorient. Matricule 15349/408. Classe 1916. Il disparaît au combat à La ferme du Choléra à Berry-au-Bac (Aisne), le 17 avril 1917 à l’âge de 20 ans. En 1917, cette ferme située sur la ligne de front est le théâtre de violents et meurtriers combats. Aujourd’hui un calvaire surplombe de sa croix protectrice cette vaste étendue. Quelques plaques commémoratives apposées sur le monument invitent au recueillement : « Ossements qu’animait un fier souffle naguère, membres épars, débris sans nom humain chair pêle-mêle sacre d’un vaste reliquaire, Dieu vous reconnaîtra poussière de héros. »


Gouilliou Julien

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
1er Régiment de marche du 2e Étranger
1887-1917

Né à Ploemeur (Morbihan), le 28 février 1887, de Joseph, Jacques Gouilliou, journalier et de Marie, Julienne Le Lait, cultivatrice. Recrutement de Lorient. Matricule 1403. Classe 1907. En décembre 1911, il s’engage dans la Légion étrangère et est tué au camp d’Aïn Leuh (Maroc), le 17 avril 1917 à l’âge de 30 ans. Il habitait 6 place de la Côte d’Alger à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech. Son frère Joseph est tué à l’ennemi le 6 septembre 1914 à Jamoigne en Belgique.

Laudrin Joseph-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
355e Régiment d’infanterie
1896-1917

Né à Lorient, le 16 janvier 1896, de Laurent, Marie Laudrin, camionneur et d’Augustine, Joséphine, Adelaïde Collo. Recrutement de Lorient. Matricule 16399/537. Classe 1916. Il est tué à l’ennemi à Mont-Sapin (Aisne), le 17 avril 1917 à l’âge de 21 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le lundi 21 mai 1917. Il habitait 30 rue Duguay Trouin à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor. Son frère Louis est tué à l’ennemi le 12 septembre 1914 dans l’Oise.

Le Fort François-Julien

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 1e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1895-1917

Né à Cléguer (Morbihan), le 5 août 1895, de Jean, Joseph Le Fort, charretier et de Marie-Louise Guéguen, journalière. Recrutement de Lorient. Matricule 13377/593 Classe 1915. Le 8 septembre 1915, il est incorporé au 2e régiment d’infanterie coloniale. Il est tué à l’ennemi à Paissy (Aisne), le 17 avril 1917 à l’âge de 21 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale d’Oeuilly dans l’Aisne. Tombe n° 902. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le samedi 14 juillet 1917. Il habitait la rue Ernest-Hello à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Le Nabec Joseph-Louis-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
8e Bataillon de chasseurs à pied
1896-1917

Né à Lorient, le 22 août 1896, de Joseph, Marie Le Nabec, cocher et d’Anne-Marie Le Nay, domestique. Recrutement de Lorient. Matricule 8139/91. Classe 1916. Le 10 avril 1915, il est incorporé au 26e bataillon de chasseurs et passe quelques mois plus tard au 8e. En 1916, le bataillon est engagé à trois reprises dans l’enfer de Verdun et se distingue à Douaumont, au Mort-Hommes et à Cumières. C’est ensuite la bataille de Picardie avec la prise de Rancourt, et l’attaque de Sailly-Saillisel. Les chasseurs du 8e arrivent dans la nuit du 26 au 27 octobre 1917 à Sailly-Saillisel, « une pluie fine persistante ne cesse de tomber et gêne les opérations. Dans les ruines du village et autour ce n’est qu’un immense étang de boue. Il n’y a pas de tranchées, pas d’abris. On s’installe tant bien que mal dans le fond de quelques caves branlantes ou dans des trous d’obus à moitié remplis d’eau. Cependant le marmitage ennemi continue. Des chasseurs sont atteints, d’aucuns sont enterrés, d’autres violemment commotionnés.1» Le 31 octobre, les pieds gelés, le soldat Le Nabec est évacué et décède de ses blessures de guerre à l’ambulance 3/54 de Vaux-Varennes (Marne), le 17 avril 1917 à l’âge de 20 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale La Maison Bleue à Cormicy dans la Marne. Tombe n° 1187. Il habitait 23 rue du Port à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

1 Historique du 8e Bataillons de chasseurs à pied.