18 mars 1916 - 5 Morts pour la France

Goasmat Joachim-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
262e Régiment d’infanterie
1881-1916

Né à Brech (Morbihan), le 21 novembre 1881, d’Étienne, Marie Goasmat, cultivateur et de Marie, Julienne Le Nocher, cultivatrice. Il épouse à Lorient, le 20 juin 1912, Marie, Louise Hellegouarch, couturière. Recrutement de Lorient. Matricule 12560/2856. Classe 1901. Il décède de ses blessures de guerre à l’hôpital temporaire n° 15 à Compiègne (Oise), le 18 mars 1916 à l’âge de 34 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Royallieu à Compiègne. Carré B -Tombe n° 112. Il habitait 10 rue Louis Roche à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.

Le Lan Jean-Marie

© Mémoire des Hommes
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Deuxième maître mécanicien
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de bronze
Contre-torpilleur Renaudin
1875-1916
Disparu en mer

« Morts à leur poste de combat en accomplissant glorieusement leur devoir. »

Né à Lanester commune de Caudan (Morbihan), le 2 août 1875, de Jean-Marie Le Lan, marin et de Jeanne, Louise Le Lan, ménagère. Il épouse à Lanester, le 28 juillet 1901, Joséphine Le Mouillour. Recrutement de Lorient. Matricule 585. Classe 1895. Il disparaît en mer à bord du contre-torpilleur Renaudin torpillé et coulé par le sous-marin autrichien U-6, au large de Durazzo dans l’Adriatique, le 18 mars 1916 à l’âge de 40 ans. Il habitait la rue du Progrès à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech. Inconsolable de la perte de son époux, sa veuve met fin à ses jours le 29 avril 1917.  

Payen Henri-François-Marie

© Mémoire des Hommes
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Matelot de 2e classe timonier
Médaille militaire
Contre-torpilleur Renaudin
1896-1916
Disparu en mer

« Morts à leur poste de combat en accomplissant glorieusement leur devoir. »

Né à Vannes (Morbihan), le 23 juin 1896, de François, Marie Payen, journalier et de Marie, Louise Le Falher, repasseuse. Matricule 100299. Classe 1916. Il disparaît en mer à bord du contre-torpilleur Renaudin torpillé et coulé par le sous-marin autrichien U-6, au large de Durazzo dans l’Adriatique, le 18 mars 1916 à l’âge de 19 ans. Il habitait 11 quai de Rohan à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Pillion Numa-Charles-Gustave

© Mémoire des Hommes
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Capitaine
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palme
Officier d’académie
201e Régiment d’infanterie
1868-1916

« Le 3 mars 1916 ayant reçu l’ordre d’établir sa compagnie en une position balayée par le feu intense de l’artillerie allemande, a donné un bel exemple d’énergie et de bravoure en parcourant les lignes à occuper pour bien jalonner les points sur lesquels il convenait de se retrancher ; inspirant ainsi à son unité une confiance absolue dans le succès. A été grièvement blessé d’un éclat d’obus en pleine poitrine au cours de cette opération. » Citation à l’ordre de la 2e armée. Le 22 mars 1916.

Né à Valenciennes (Nord), le 20 décembre 1868, de Myrtil, Charles Pillion, avocat et de Juliette, Thérèse Luez. Il épouse à Péronne-en-Mélantois (Nord), le 15 octobre 1906, Marie, Alphonsine Loyson. Recrutement d’Avesnes. Matricule 829/1261. Classe 1888. Il s’engage en 1888 à Valenciennes au 127e régiment d’infanterie et intègre par la suite l’École militaire d’infanterie, promotion « Tananarive » 1895-1896. Il commence une carrière d’officier au 120e R.I. et est nommé capitaine au 1er régiment d’infanterie en 1911. À la mobilisation, le 1er d’infanterie part pour la Belgique et « c’est entre deux haies d’admirateurs, dans les rues brillamment pavoisées aux couleurs Franco-Belges, la musique jouant la Marseillaise et la Brabançonne, le drapeau flottant au vent, qu’il traverse villes et villages » à la rencontre de l’ennemi. Après quelques escarmouches, l’ordre de battre en retraite est donnée le 23 août 1914. En effet, les troupes allemandes après la prise de Liège puis de Charleroi (21-25 août), progressent rapidement malgré les pertes sérieuses qu’elles subissent à Guise. Le 6 septembre 1914, c’est l’offensive sur un front de 300 kilomètres, de Meaux à Verdun et pour le général Joffre : « Tous les efforts doivent être employés à attaquer et à refouler l’ennemi. » Le capitaine Pillion à la tête de ses hommes se bat courageusement et est blessé le 8 septembre 1914. Quelques semaines plus tard, il retrouve son régiment en Argonne et participe à différentes offensives dans le secteur de La Harazée et du Four de Paris avant de regagner la Champagne. Le 16 février 1915, lors de l’assaut du fortin de Beauséjour dans la Marne, le capitaine Pilla est une nouvelle fois blessé à la tête par un éclat d’obus. Une citation récompense sa bravoure au combat : « N’a cessé de se distinguer depuis le début de la campagne et particulièrement au combat du 16 février où il a été blessé pour la deuxième fois. » Rétabli, il est affecté au 201e et commande la 21e compagnie positionnée à la ferme de Thiaumont. Il est grièvement atteint le 3 mars 1916 lors de l’attaque de l’ouvrage de Froideterre à Verdun. Il décède de ses blessures à l’hospice mixte de Bar-le-Duc (Meuse), le 18 mars 1916 à l’âge de 47 ans. Il habitait 35 rue de la Comédie à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient. Il est également inscrit sur le monument aux morts de Valenciennes et sur le monument du Souvenir français « Aux Cambrésiens Morts pour la France » au cimetière communal Saint-Sépulcre à Cambrai dans le Nord.

Tanguy Victor

© Mémoire des Hommes
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Deuxième maître mécanicien
Médaille militaire
Contre-torpilleur Renaudin
1884-1916
Disparu en mer

« Morts à leur poste de combat en accomplissant glorieusement leur devoir. »

Né à Caudan (Morbihan), le 2 novembre 1884, de Pierre Tanguy, journalier au port et de Marie, Josèphe Jouan, ménagère. Il épouse à Keryado, le 28 mai 1910, Marie, Louise, Joséphine Le Cabellec. Recrutement de Lorient. Matricule 2133/141. Classe 1904. Il disparaît en mer à bord du contre-torpilleur Renaudin torpillé et coulé par le sous-marin autrichien U-6, au large de Durazzo dans l’Adriatique, le 18 mars 1916 à l’âge de 31 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le samedi 1er avril 1916. Il habitait 145 rue de Brest à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.