31 mai 1916 - 1 Mort pour la France

Canivet Auguste-François

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Brigadier fourrier
19e Escadron du train
1877-1916

Né à Lorient, le 22 juin 1877, d’Auguste, Gabriel Canivet, maître boulanger et de Pauline, Janny, Françoise Riou. Il épouse à Guémené-sur-Scorff (Morbihan), le 3 mai 1897, Maria Thierry. Il se remarie à Londres (Angleterre) avec Gladys Andrews. Recrutement de Lorient. Matricule 12051/643. Classe 1897. Cet instituteur1 en Angleterre est détaché à la mobilisation à la mission militaire française attachée à l’armée britannique. En octobre 1915, il rejoint le 19e escadron du train. Avec ce dernier régiment, il est tué à l’ennemi à Armentières (Nord), le 31 mai 1916 à l’âge de 38 ans. Il est inhumé au cimetière militaire d’Armentières. Tombe n° 9 D. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient et sur les tables de marbre du Panthéon à Paris qui honorent les 560 écrivains morts au champ d’honneur pendant la Grande Guerre. Écrivain, il écrit sous le pseudonyme d’Ewa Saens dans Le Nouvelliste du Morbihan, Le Clocher Breton2 et L’Enseignement pratique3.
Son frère Frédéric est tué à l’ennemi le 20 juillet 1916 dans la Meuse.

1 Il enseigne à Limerzel, Guémené-sur-Scorff et Bubry dans le Morbihan.
2 Lors de la parution du Clocher Breton en 1895, les époux Degoul (André Degoul et Madeleine Desroseaux) souhaitent : « Réunir ici tous les écrivains, tous les poètes de Bretagne. Nos portes leur seront ouvertes toutes grandes. » Anatole Le Braz, Théodore Botrel, Charles Le Goffic, Jean-Pierre Calloc’h, François Coppée et Ewa Saens collaborent régulièrement à la revue de Bretagne et des pays celtiques qui cesse de paraître en 1915.
3 Journal pédagogique scolaire.