6 juillet 1916 - 1 Mort pour la France

Le Mentec Julien-Émile

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Maître mécanicien
Médaille militaire
Bâtiments de servitude à Salonique
1871-1916

Né à Lorient, le 10 août 1871, de Julien, Vincent Le Mentec, premier maître canonnier en retraite, décoré de la médaille militaire et de Françoise, Louise Jéhanno. Il épouse à Lorient, le 17 juin 1902, Adolphine Dallot. Recrutement de Lorient. Matricule 403/1151. Classe 1891. Il décède de la fièvre typhoïde contractée en service à Salonique (Grèce), le 6 juillet 1916 à l’âge de 44 ans. Il est inhumé au cimetière militaire de Zeitelnick à Thessalonique. Le lendemain de ses obsèques un de ses amis souhaitant se recueillir devant sa tombe écrit en découvrant la pittoresque nécropole catholique : «Il n’y a pas d’expression pour dire l’impression ressentie quand, après avoir tourné le bouquet d’arbres, - vrai oasis dans le désert, - j’aperçus le terrain plus que dénudé ou reposaient tant de bons Français. Elles étaient alignés sur 5 ou 6 rangées, les tombes, dont une partie seulement avait la simple croix de bois plantée en terre, les autres attendant qu’on eut mis un nom…….chacun à son tour !» Après avoir longuement cherché, il découvre «trois rangées de tombes sans croix» et remarque sur une sépulture toute fraîche une grande palme ornée d’un large ruban : «L’arsenal de Beau Rivage à son regretté camarade.» C’était là que reposait de son dernier sommeil Julien, Emile Le Mentec, enlevé à l’affection des siens au moment où ayant terminé son service à l’État et venant de recevoir la médaille militaire, il pouvait songer à finir ses jours au doux pays de Bretagne, dans ce Lorient tant aimé de ses enfants et même de ceux qui n’ont fait que passer dans ses murs.» Alors qu’il quittait le cimetière, il assiste au coucher du «soleil assassin qui en ce moment tue ici plus de soldats et de marins que les balles bulgares.» Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le vendredi 28 juillet 1916. Il habitait 1 rue de Merville à Lorient.