16 août 1916 - 2 Morts pour la France

Boutle Adolphe-Charles-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Commandant
Chef de Bataillon
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palmes
Etoile de l’ordre de Sainte-Anne de Russie
14e Bataillon de chasseurs alpins
1870-1916

« Chef de corps parfait, brillant entraîneur d’hommes d’une bravoure exceptionnelle. Grièvement blessé le 25 septembre 1914 à la tête du 13e Bataillon de chasseurs avait été employé après guérison imparfaite à l’instruction de la classe 1916 et, avait su communiquer à ses jeunes bataillons son enthousiasme, son entrain, sa gaieté, son énergie et en avait fait une troupe modèle. Nommé au 14e Bataillon de chasseurs alpins en a pris le commandement en pleine bataille et a été écrasé par un obus au moment où il quittait son observatoire pour mieux diriger le combat. » Citation à l’ordre de l’armée du 27 novembre 1914.

Né à Gisors (Eure), le 20 janvier 1870, de Thomas Boutle, licencié en droit et de Marie, Marguerite, Mathilde, Constance, Félix Bertrand. (Ils se marient à Paris 7e, le 31 janvier 1865.) Il épouse à Paris 7e, le 6 juillet 1896, Marie Lorieux. Ce Saint-Cyrien de la 76e promotion « du Soudan » 1891-1893 est affecté à la sortie de l’École spéciale militaire au 158e régiment d’infanterie. C’est ensuite le 70e régiment d’infanterie puis en novembre 1903 le 14e bataillon de chasseurs alpins. Capitaine, il est nommé au 22e bataillon de chasseurs alpins avant de rejoindre en 1912, le 13e. À la tête de ce bataillon, il est blessé au col de Sainte-Marie-aux-Mines dans les Vosges, le 25 septembre 1914 par un éclat d’obus qui l’atteint au flanc et lui casse le bras gauche. Une citation récompense cet acte de bravoure : « A dirigé personnellement l’attaque de trois de ses compagnies sous un feu violent. Ayant eu le bras fracassé par un obus a continué à diriger son bataillon jusqu’au moment de son évacuation. » Après la guérison « imparfaite » de ses blessures, il reprend du service et le 31 juillet 1916, il accompagne les troupes du 14e bataillon de chasseurs alpins à l’assaut des tranchées de la Ferme Rouge et de la Pestilence, au sud de Maurepas. Lors de ce combat, il tombe à la tête de ses hommes devant Maurepas (Somme), le 16 août 1916 à l’âge de 46 ans Il est inhumé provisoirement dans le cimetière de Suzanne dans la Somme. Il habitait 58 cours de Carnel à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor à Lorient, de l’église Saint-Thomas d’Aquin à Paris et du lycée Saint-François-de-Sale à Évreux dans l’Eure.

Camenen Mathurin-Louis

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
54e Régiment d’infanterie coloniale  
1886-1916
Armée d’Orient

Né à Auray (Morbihan), le 6 février 1886, de Louis, Marie Camenen, charretier et de Marie-Jeanne Quintin, ménagère. Recrutement de Lorient. Matricule 19523/21. Classe 1906. Le 15 février 1907, il s’engage à Brest dans le Finistère au 2e régiment d’infanterie coloniale. Après différentes affectations, il fait campagne en Chine (1908-1912) et au Maroc. En octobre 1915, il est affecté à l’armée d’Orient et est tué à l’ennemi à Dolgéli (Serbie), le 16 août 1916 à l’âge de 30 ans. Il habitait 21 rue du Morbihan à Lorient. Son nom figure sur le monument aux morts de la ville d’Auray dans le Morbihan et sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient.