9 octobre 1915 - 3 morts pour la France

Bonnaire René-Jean

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
168e Régiment d’infanterie
1895-1915

Né à Lorient, le 9 juin 1895, de François, Marie Bonnaire, maçon et de Rosalie Le Ferrand. Recrutement de Lorient. Matricule 462. Classe 1915. Il décède de ses blessures de guerre à l’hôpital de Lyon (Rhône), le 9 octobre 1915 à l’âge de 20 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale La Doua à Villeurbanne dans le Rhône. Rang B 4 -Tombe n° 48. Il habitait Kergroise à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Pol Henri-Edmond-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Chef d’escadron
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palmes
Médaille coloniale avec agrafe d’or du Tonkin
Médaille de Chine
Chevalier de l’ordre de Sainte-Anne de Russie
Chevalier de l’ordre du Dragon d’Annam
Commandant du 1er Régiment d’artillerie coloniale
1873-1915

« Officier supérieur remarquable qui a été depuis le début de la campagne un vivant exemple d’honneur et de courage et qui a commandé son groupe avec la plus grande distinction. S’est particulièrement distingué au cours des combats qui se sont déroulés à partir du 25 septembre. A été tué à son poste de commandement, sur la ligne avancée de nos troupes, le 9 octobre 1915. » Citation à l’ordre de l’armée. Le 9 novembre 1915.

Né à Cambrai (Nord), le 6 novembre 1873, de Jules, Henri Pol et de Marie, Céline Bricourt. Il épouse à Dunkerque (Nord), le 24 septembre 1907 : Jeanne, Marie, Louise Durin. Recrutement de Cambrai. Matricule 517. Classe 1893. Après Polytechnique (1893), il entre à l’École d’application de Fontainebleau en 1895 et est affecté le 1er octobre 1897 au 2e régiment d’artillerie de marine. Il commence une carrière d’officier colonial qui le mène de 1898 à 1900 au Tonkin puis en Chine. Il retrouve le Tonkin puis la Cochinchine de 1902 à 1904. Il fait l’École supérieure de guerre en octobre 1907 avant de rejoindre Madagascar de 1909 à 1912 et le Maroc de 1912 à 1913. Chef d’escadron, il est affecté le 8 juin 1913 au 1er régiment d’artillerie coloniale à Lorient. À la mobilisation, il quitte la ville à la tête de ses hommes et rejoint le front. Blessé le 22 août 1914, lors des premiers et violents affrontements à Jamoigne en Belgique, il reste stoïque au milieu de ses soldats et poursuit le combat. Il est cité à l’ordre de l’armée : « Atteint d’un éclat d’obus à la cuisse, le 22 août, n’a pas cessé depuis d’exercer le commandement de son groupe dans les nombreux combats où il a été engagé et en a obtenu le meilleur rendement. » Tout au long de l’année 1915, il se distingue par son sang-froid et ses initiatives : « A, par ses dispositions habiles et l’heureuse répartition de ses batteries préparé et appuyé si efficacement une attaque qu’une tranchée a pu être enlevée avec des pertes minimes.» Cet officier d’élite est tué à la tête de ses troupes à Minaucourt (Marne), le 9 octobre 1915 à l’âge de 41 ans. Il est cité à l’ordre de l’armée : « Blessé à la retraite de la Marne, il resta à la tête de son groupe malgré sa blessure. Cité deux fois à l’ordre de l’armée, il a trouvé dans la victoire de champagne une mort héroïque. Brave et loyal, travailleur infatigable, estimé de ses chefs, adoré de ses soldats, il était le type de l’officier sans peur et sans reproche. La France perd en lui un officier de grande valeur, l’un de ses meilleurs défenseurs. » Il est inhumé à la nécropole nationale Le Pont-du-Marson à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus. Tombe n° 251. Il habitait 17 rue de la Comédie à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient et sur le livre d’or de l’école Sainte-Geneviève à Versailles dans les Yvelines. Il est également inscrit sur le monument « À la gloire des polytechniciens morts pour la France » à Paris 5e.

Poulias Joseph-Paul

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Maréchal-des-Logis
1er Régiment d’artillerie coloniale
1894-1915

Né à Lorient, le 3 septembre 1894, de Pierre, Marie Poulias, dessinateur au port et de Marie, Magdeleine, Françoise Jégourel, journalière. Recrutement de Lorient. Matricule 1502. Classe 1914. Il est tué à l’ennemi à Minaucourt (Marne), le 9 octobre 1915 à l’âge de 21 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale Le Pont-du-Marson à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus. Tombe n° 5603. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le samedi 23 octobre 1915. Il habitait 40 cours de Chazelles à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Son frère aîné Maurice décède de ses blessures de guerre le 14 juin 1915 lors de l’expédition aux Dardanelles.