6 octobre 1915 - 6 Morts pour la France

Bertho Auguste-Alfred-Pierre

© Mémoire des Hommes
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Sous-lieutenant
Croix de guerre
62e Régiment d’infanterie
1889-1915

Né à Le Palais (Morbihan), le 16 mars 1889, d’Auguste, Célestin, Jules Bertho, gardien et de Céline, Sidonie, Marie Guillerme. Il épouse à Lorient, le 3 octobre 1912, Félicia, Jeanne Lappartient. Recrutement de Lorient. Matricule 129/3114. Classe 1909. Il est tué à l’ennemi à Perthes-lès-Hurlus (Marne), le 6 octobre 1915 à l’âge de 26 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale La Crouée à Souain-Perthes-lès-Hurlus dans la Marne. Tombe n° 7733. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le samedi 13 novembre 1915. Il habitait 2 rue Edgard Quinet à Lorient. Son nom figure sur le monument aux morts de Le Palais à Belle-Île-en-Mer.

Bourrin François

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
2e Bataillon d’infanterie légère d’Afrique
1882-1915

Né à Faverdines (Cher), le 3 juillet 1882, de Gilbert Bourrin et de Marie Grennetin. Époux de Louise Laurent. Il est tué à l’ennemi à Dar-caïd-Ito (Maroc), le 6 octobre 1915 à l’âge de 33 ans. Il habitait 21 rue du Finistère à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Le Lay Julien-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
9e Régiment de marche de zouaves
1887-1915

Né à Plélauff (Côtes-du-Nord), le 4 mars 1887, de Julien Le Lay, sabotier et de Marie, Catherine Le Bourhis, ménagère. Il épouse à Lorient, le 18 décembre 1909, Marie, Françoise Gardunel. Recrutement de Lorient. Matricule 0536/1407. Classe 1907. Il est tué à l’ennemi à Minaucourt (Marne), le 6 octobre 1915 à l’âge de 28 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Saint-Thomas en Argonne dans la Marne. Tombe n° 3943. Il habitait 105 rue de Brest à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.

Matté Louis-François

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
Croix de guerre
19e Régiment d’infanterie
1882-1915

Né à Port-Louis (Morbihan), le 6 août 1882, de Marie-Rosalie Matté. Il épouse à Lorient, le 11 avril 1907, Marie, Louise, Anne Pelé. Recrutement de Lorient. Matricule 538/203. Classe 1902. Avant les hostilités, Louis Matté est employé comme tailleur au magasin « A la Grande Cheminée » situé rue Hoche à Lorient. Ce commerce plus connu à Lorient sous le nom de maison Corbière est spécialisé dans la confection hommes et enfants et dans le commerce des tissus et textiles les plus variés, soieries, velours, draperies. Louis Matté (quatrième à partir de la gauche), pose avec l’ensemble du personnel devant la devanture du magasin en 1910. Il est mobilisé le 2 août 1914 au 62e régiment d’infanterie de Lorient. Le 23 septembre 1915, il passe au 19e d’infanterie. Avec ce régiment, il participe à l’offensive du 25 septembre 1915 en Champagne et s’élance avec en mémoire l’ordre du jour du généralissime Joffre, demandant aux soldats : « D’y aller à plein cœur pour la délivrance de la Patrie et pour le triomphe du droit et de la Liberté (…) Votre élan sera irrésistible, il vous portera d’un premier effort jusqu’aux batteries de l’adversaire, au-delà des lignes fortifiées qu’il vous oppose. Vous ne lui laisserez ni trêve, ni repos, jusqu’à l’achèvement de la victoire. » Avec enthousiasme, « certains régiments français quittent leurs tranchées au son de la fanfare, toutes couleurs déployées » les hommes partent à l’assaut ayant fixé au préalable sur leurs sacs et au dos de leur capote un carré de toile blanche afin de permettre à l’artillerie d’ajuster ses tirs de barrage. À la fin de la journée le bilan est positif car la première ligne d’Aubérive à Ville-sur-Tourbe est prise mais par la suite les troupes sont arrêtées et décimées par l’ennemi. Dans ces conditions, l’offensive est arrêtée le 29 septembre et la percée tant espérée par le Grand Quartier général se solde par un échec. Quelques jours plus tard, de violents affrontements permettent aux troupes françaises de s’emparer de la butte de Tahure. Une nouvelle fois les pertes sont nombreuses et parmi ces dernières figurent le soldat Matté qui décède de ses blessures de guerre à Tahure (Marne), le 6 octobre 1915 à l’âge de 34 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le samedi 18 décembre 1915. Il habitait 41, rue de l’Hôpital à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis. <xml></xml>

Rault Guy-Joseph-Marie

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Sapeur de 2e classe
Médaille militaire
Croix de guerre
6e Régiment du génie
1895-1915

« S’est offert pour un travail périlleux, a été tué en l’exécutant. »

Né à Lorient, le 20 novembre 1895, de Louis, Marie Rault, représentant de commerce et de Valérie, Julie Le Conte. Recrutement de Lorient. Matricule 7630/724. Classe 1915. Sur le front depuis le mois de mars 1915, il écrit à sa famille « qu’il était toujours plein d’ardeur et de vigueur et que la vie des tranchées était faite pour ceux de son âge ! » Hélas, quelques semaines plus tard, il est grièvement blessé et décède de ses blessures de guerre à Rouvroy (Marne), le 6 octobre 1915 à l’âge de 19 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le mercredi 27 octobre 1915. Il habitait 5 rue de l’Usine à Gaz à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor à Lorient et sur le livre d’or du collège Saint-François-Xavier à Vannes dans le Morbihan. Il est également inscrit sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Ravallec Jean-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Lieutenant
65e Bataillon de chasseurs à pied
1891-1915
Disparu au combat

Né à Lorient, le 31 mars 1891, de Charles, Mathurin, Joseph Ravallec, enseigne de vaisseau et de Julie, Philomène Lamour. Recrutement de Lorient. Matricule 352/2743. Classe 1911. Le 1er avril 1909, il s’engage à Lorient au 62e régiment d’infanterie et est admis le 1er octobre 1913 comme élève-officier à l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent. En 1915, il est affecté au 65e bataillon de chasseurs et disparaît au combat à Souain (Marne), le 6 octobre 1915 à l’âge de 24 ans.