25 juin 1915 - 4 Morts pour la France

Benoit Louis-Honoré

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
3e Régiment d’infanterie coloniale
1894-1915

Né à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), le 6 juillet 1894, d’Armand, Henri, Benoit, coiffeur âgé de 19 ans « lequel déclare le reconnaître ici pour être de ses œuvres » et de Louise Lapeyrère, cuisinière. Recrutement de Lorient. Matricule 7/10371/1021. Classe 1914. Il décède de ses blessures de guerre à l’ambulance n° 5/16 à Somme-Tourbe (Marne), le 25 juin 1915 à l’âge de 20 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le vendredi 30 juillet 1915. Il habitait 10 place Bisson à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Le Cam Jean-Louis

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
128e Régiment d’infanterie
1884-1915
Disparu au combat

Né à Quéven (Morbihan), le 7 juin 1884, de Jean, François Le Cam, couvreur en paille et de Marie, Anne Le Dauphin, ménagère. Recrutement de Lorient. Matricule 6812/964. Classe 1904. Il disparaît au combat à la Tranchée de Calonne (Meuse), le 25 juin 1915 à l’âge de 31 ans. Son nom figure sur le monument aux morts de Keryado.

Le Toquin Louis-Ernest

© Mémoire des Hommes
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Chasseur de 1e classe
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de bronze
8e Bataillon de chasseurs à pied
1889-1915
Disparu au combat

« Chasseur dévoué et courageux. Glorieusement tombé pour la France à Bagatelle, le 25 juin 1915. »

Né à Lorient, le 17 novembre 1889, de Mathurin Le Toquin, charpentier au port et d’Anne Le Saux. Il épouse à Lorient, le 3 mai 1913, Marie, Yvonne Le Toquin. Recrutement de Lorient. Matricule 05479/493. Classe 1909. Le 3 août 1914, il est mobilisé au 262e régiment d’infanterie et « dans tous les combats d’août et de septembre 1914, a donné à tous ses camarades un très bel exemple de crânerie. » Il rejoint par la suite le 8e bataillon de chasseurs à pied avec lequel il disparaît au combat à Bagatelle (Marne), le 25 juin 1915 à l’âge de 25 ans. Il habitait 31 rue Lesage à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor. 

Voisin Auguste-René-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Chef de bataillon
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre
36e Régiment d’infanterie
1872-1915

« A fait preuve, au cours des attaques d’un village et plus particulièrement le 8 juin 1915, d’une énergie et d’une bravoure extraordinaires. Toujours au-milieu de ses compagnies, les encourageant par sa présence et entretenant sans cesse le mouvement offensif de la belle troupe qu’il a su former. A grandement contribué à l’enlèvement d’une des parties les plus fortes du village. »

Né à Lorient, le 10 avril 1872, de Jean, Baptiste, François Voisin, professeur au lycée et de Pauline, Marie, Armance Guéguen. Il épouse au Havre (Seine-Maritime), le 9 mai 1899, Fanny, Marie, Sophie Caillard. Recrutement de Versailles. Matricule 4310/2434. Classe 1892. Ce Saint-Cyrien de la 76e promotion du «Soudan» 1891-1893 démissionne de l’armée en 1908. Le 3 août 1914, il est rappelé à l’activité au 36e régiment d’infanterie. Le 7 mars 1915, il est nommé chef de bataillon et est cité à l’ordre de l’armée : « Pour le zèle intelligent qu’il a mis à l’organisation du service de reconnaissance dans son secteur, le courage tranquille qu’il a su inspirer par son exemple à ses subordonnés, sa conduite brillante devant l’ennemi depuis le début de la campagne. » Il est grièvement blessé à Souchez le 22 juin 1915 lors de l’offensive en Artois. Il décède de ses blessures de guerre à Camblain-l’Abbé (Pas-de-Calais), le 25 juin 1915 à l’âge de 43 ans. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis. Son frère aîné Léon est tué à l’ennemi le 26 septembre 1915.