28 juillet 1915 - 2 Morts pour la France

Pasquier Émile-Léon-François-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Sergent
Croix de guerre
62e Régiment d’infanterie
1893-1915

« Le jeune Pasquier par sa bravoure, son entrain, sa gaieté endiablée, savait sous la mitraille maintenir ses hommes, les encourager. »

Né à Questembert (Morbihan), le 14 avril 1893, de Léon, François, Yves, Marie Pasquier, marchand et de Marie, Louise, Françoise Taquet, marchande. Recrutement de Lorient. Matricule 3408/328. Classe 1913. Cet employé à la Compagnie des tramways électriques de Lorient monte rapidement en grade tant son courage et sa bravoure sont remarqués. Le 11 juin 1915, il est cité à l’ordre du régiment : « Rentrant de patrouille, il s’aperçut qu’il lui manquait un homme. Il alla spontanément le rechercher, l’a trouvé blessé à 6 mètres des fils barbelés des tranchées allemandes et l’a ramené dans nos lignes, montrant ainsi un bel exemple de solidarité. » Il est tué à l’ennemi à Mesnil-Hamel (Somme), le 28 juillet 1915 à l’âge de 22 ans. À la suite de son décès, le capitaine du régiment annonce à son père la triste nouvelle : « Soyez courageux, mon pauvre monsieur ; faites appel à toute votre énergie. Votre pauvre enfant n’est plus. Il a été frappé en plein cœur, le mercredi 28 juillet à midi trente. Votre fils n’a pas souffert et dans son cœur de bon Français, il n’a pas trouvé une plainte (…) Pieusement, je lui ai coupé quelques mèches de cheveux : les mamans aiment quelques fois porter dans un médaillon ou garder dans leurs reliques ce souvenir de leur enfant. Ce matin nous avons pu rendre au sergent Pasquier les derniers devoirs. Dans notre petite église de village, notre aumônier a dit sur sa bière les dernières prières, puis nous l’avons conduit au cimetière, où j’ai tenu à lui dire au nom de tous un dernier adieu. Il repose aujourd’hui paisiblement dans ce petit cimetière de Mesnil à côté de tant d’autres braves, morts comme lui pour leur pays. » Par la suite, il est inhumé au cimetière militaire de Thiepval dans la Somme. Tombe n° 300. Une messe pour le repos de son âme est célébrée en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le vendredi 13 août 1915. Il habitait 18 rue Bayard à Lorient.

Vallentin Ernest-Émile-Benoit

© Mémoire des Hommes
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Chasseur de 2e classe
1er Bataillon d’infanterie de marche légère d’Afrique
1889-1915

Né à Lorient, le 8 juillet 1889, de Joseph, Alfred Vallentin, commis au commissariat de la marine et de Marie, Françoise Dartois. Recrutement de Lorient. Matricule 352/4036. Classe 1909. Il décède de maladie contractée en service à l’hôpital militaire Chevrant à Guercif (Maroc), le 28 juillet 1915 à l’âge de 26 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le mercredi 4 août 1915. Il habitait 61 rue Carnot à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor. Quelques lignes inscrites sur la sépulture de la famille au cimetière de Carnel rappellent sa mort glorieuse au champ d’honneur. Carré 36 - Tombe n° 32.