9 octobre 1914 - 3 Morts pour la France

Bouffort Eugène-Marie

© Mémoire des Hommes
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Premier maître
Chevalier de la Légion d’honneur
Médaille militaire
Croix de guerre
2e Régiment de fusiliers-marins
Disparu au combat
1873-1914

Né à Ploemeur (Morbihan), le 15 août 1873, de Julien, Pierre Bouffort, journalier et de Marie, Jacquette Collet, ménagère. Ce quartier-maître de mousqueterie de la flotte, épouse à Lorient, le 17 novembre 1896 Jeanne, Francine Le Borgne, tailleuse. Recrutement de Lorient. Matricule 1063/8063. Classe 1893. Il disparaît au combat à Melle (Belgique), le 9 octobre 1914 à l’âge de 41 ans. Sa disparition est signalée au préfet maritime du 3e arrondissement maritime de Lorient en ces termes : «Le premier maître fusilier BOUFFORT faisait partie d’une patrouille envoyée de MELLE à QUATRECHT et qui fut attaqué par des forces supérieures ; nos hommes battaient en retraite lorsque BOUFFORT fut atteint par un projectile et tomba à terre. Il conseilla aux hommes qui l’accompagnaient de continuer leur retraite sans s’inquiéter de lui. La patrouille était d’ailleurs dans une situation trop périlleuse pour pouvoir relever immédiatement ses blessés. BOUFFORT fut donc abandonné et, dans la suite ne put être retrouvé. Il résulte des renseignements donnés par le Chef de gare de Quatrecht que les Allemands auraient fait le 9 octobre deux ou trois prisonniers, chiffres qui concorde avec celui des disparitions constatées. Il est donc probable que le premier-maître BOUFFORT a été fait prisonnier.» Hélas, le premier-maître Bouffort a succombé à ses blessures et est déclaré mort glorieusement au champ d’honneur le 9 octobre 1914. Il habitait 18 ruelle du Parco à Lorient. Plusieurs années plus tard, le nom de «premier-maître Bouffort» est attribué à la promotion 1992 de l’École des fusiliers- marins de Lorient.

Le Doujet Félix-Louis-Charles

© Mémoire des Hommes
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Lieutenant de vaisseau
Chevalier de la Légion d’honneur
2e Régiment de fusiliers-marins
1881-1914

Né à Lorient, le 13 mai 1881, de François, Louis, Charles Le Doujet, contremaître menuisier au port et Amélie, Lucie, Sidonie Guégan, modiste. Il épouse à Lorient, le 10 mars 1908 Jeanne, Eugénie Lemauf. Il entre à l’École navale en 1899 et est nommé aspirant le 5 octobre 1902. Après diverses affectations à la mer et à l’École des fusiliers-marins de Lorient, ce jeune lieutenant de vaisseau rejoint au début du conflit, le 2e régiment de fusiliers-marins.  Il est tué à l’ennemi à Melle (Belgique), le 9 octobre 1914 à l’âge de 33 ans. Il est cité à l’ordre de l’armée «pour sa brillante conduite dans un combat où il a trouvé la mort en repoussant un assaut.» Sa dépouille mortelle est rapatriée du front, le samedi 1er juillet 1922 à Vannes puis à Lorient. Il habitait 48 rue du Guesclin à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor et du lycée de Lorient. Il était le fils de François Le Doujet, ancien maire-adjoint de Lorient.

Maléfant Joseph-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
262e Régiment d’infanterie
1883-1914

Né à Keryado (Morbihan), le 31 mai 1883, de Joseph, Marie Maléfant, forgeron et de Marie Courio, ménagère. Recrutement de Lorient. Matricule 11813/783. Classe 1903. Il est tué à l’ennemi dans les tranchées de 1e ligne à Berneuil-sur-Aisne (Oise), le 9 octobre 1914 à l’âge de 31 ans. Il habitait 14 rue de la Villeneuve à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.