26 octobre 1914 - 5 Morts pour la France

Daudu Auguste

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Officier de 1e classe des équipages de la flotte
Chevalier de la Légion d’honneur
Médaille militaire
2e Régiment de fusiliers-marins
1861-1914

Né à Issoudun (Indre), le 4 octobre 1861, de Vincent Daudu et de Marie Chinault. Il épouse à Lorient, le 13 septembre 1888 Marie, Eugénie, Céline Guégan. Le 29 décembre 1881, il s’engage comme «apprenti-marin» dans la marine nationale et après de nombreuses années de service (1905) il est promu adjudant principal avant de passer dans le corps des officiers des équipages. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 26 octobre 1914 à l’âge de 53 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le jeudi 19 novembre 1914. Il habitait 8 rue du Morbihan à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Jeanniot Roch-Louis

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Capitaine de frégate
Officier de la Légion d’honneur
2e Régiment de fusiliers-marins
1863-1914

Né à Biesles (Haute-Marne), le 12 mars 1863, de Philibert, Victor Jeanniot, officier de santé et de Appoline, Victorine Martin. Il épouse à Biesles, le 24 février 1889 Angeline, Louise, Cécile Voillard. Il entre à l’École navale en 1880 et après diverses affectations à la mer, cet officier breveté fusilier est nommé le 1er avril 1913 commandant de l’École des fusiliers-marins à Lorient. Au début du conflit, il rejoint la brigade commandée par le contre-amiral Ronarc’h. Commandant du 1er bataillon, il démontre rapidement ses grandes qualités lors des premiers combats à Melle en Belgique. Devant la progression des troupes allemandes, les fusiliers-marins se replient sur Dixmude où ils arrivent le 15 octobre 1914. Ils sont chargés par le général Foch, commandant du groupe d’armées du Nord, de résister et de stopper la progression de l’ennemi pendant quatre jours. Fort de cette recommandation le commandant Jeanniot place ses hommes qui n’ont aucune illusion sur le sort qui les attend. «C’est ici que la destinée les appelle à combattre, à fournir leur plus gigantesque effort.» Les semaines passent et l’ennemi se heurte toujours à la farouche détermination des marins. On ne passe pas ! Le 26 octobre 1914, un détachement allemand profitant de la nuit et de conditions météorologiques détestables s’infiltre et pénètre dans Dixmude. Il tue et capture quelques fusiliers et pense regagner facilement ses lignes en compagnie des otages. Réveillé par la fusillade et «se méprenant sur les intentions et les qualités des groupes qui s’avançaient» le commandant Jeanniot est pris et lâchement exécuté à coups de baïonnette. Encerclés, les soldats allemands sont arrêtés et les officiers coupables de cet assassinat sont traduits devant le contre-amiral Ronarc’h et passés immédiatement par les armes. Le capitaine de frégate Jeanniot est déclaré mort au champ d’honneur à Caeskerke en Belgique, le 26 octobre 1914 à l’âge de 51 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Dunkerque dans le Nord. Tombe n° 901.

Le dimanche 16 février 1919, lors du retour du régiment à Lorient, une messe de Requiem est célébrée en l’église Saint-Louis pour les officiers et marins morts à l’ennemi. Au cours de cette cérémonie, l’abbé Pouchard, aumônier des fusiliers-marins rappelle l’engagement des «Demoiselles de la Marine» et salue le commandant Jeanniot : «Salut à vous, commandant Jeanniot, commandant Rabot, tous deux de cette ville de Lorient, qui fûtes parmi les victimes de la première heure. Salut à vous, marins du bataillon, combattants des Flandres et de la Somme, de Laffaux et de l’Ailette, dont nous recueillions, il y a seulement quelques semaines, les corps défigurés. Salut à vous, enseigne de vaisseau Le Grand, quartier-maître Costard, enfants aussi de cette ville, qui fûtes parmi les victimes de la dernière heure.» Son nom figure sur le monument aux morts de Keryado

Le Corre René-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Matelot de 2e classe
2e Régiment de fusiliers-marins
1889-1914

Né à Lorient, le 7 mars 1889, d’Yves, Marie Le Corre, pompier de la marine et de Marie, Louise Cloirec. Recrutement de Lorient. Matricule 217153/30. Classe 1909. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 26 octobre 1914 à l’âge de 25 ans. Il habitait 15 rue du Port à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Le Oué Jean-Louis

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Maître fusilier
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de bronze
2e Régiment de fusiliers-marins
1884-1914

Né à Brandérion (Morbihan), le 28 août 1884, de François, Augustin Le Oué, tisserand et de Mathurine Le Querré, ménagère. Il épouse à Lorient, le 3 février 1912 Eugénie, Marie Avré. Recrutement de Lorient. Matricule 11260/1263. Classe 1904. Il s’engage le 11 mai 1903 au 3e dépôt des équipages de la flotte à Lorient. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 26 octobre 1914 à l’âge de 30 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le mardi 22 juin 1915. Il habitait 22 rue de l’Hôpital à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis et sur le monument aux morts du carré militaire du cimetière de Carnel.

Vergély Maurice-Victor

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Quartier-maître mécanicien
Médaille militaire
2e Régiment de fusiliers-marins
1887-1914

Né à Paris 10e, le 8 septembre 1887, de Clément, Victor Vergély, homme d’équipe et d’Arsène, Philomène, Victorine Delarue, femme de chambre. Il épouse à Lorient, le 17 juin 1912 Louise, Mathurine Boulicaut. Matricule 166793. Classe 1907. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 26 octobre 1914 à l’âge de 27 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le mardi 24 novembre 1914. Il habitait 79 rue de la Comédie à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis et sur le monument aux morts du carré militaire du cimetière de Carnel à Lorient.