24 novembre 1914 - 4 Morts pour la France

Blarez Ferdinand-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Sergent fourrier
Croix de guerre
2e Régiment d’infanterie coloniale
1880-1914

Né à Falaise (Calvados), le 4 septembre 1880, de Joseph, Maxime, Albert Blarez et de Marguerite, Robert de Beauchamp. Il épouse à Lorient, le 25 avril 1904 Jeanne, Paule, Joseph, Marie Donnarieix. Recrutement de Lorient. Matricule 019114/801. Classe 1900. Le 13 août 1914, il est mobilisé au 2e régiment d’infanterie coloniale. Il décède quelques mois plus tard de maladie contractée en service à l’hôpital auxiliaire de Saint-Dizier (Haute-Marne), le 24 novembre 1914 à l’âge de 34 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le vendredi 11 décembre 1914. Il habitait 16 rue Paul Bert à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient, sur le livre d’or du collège Saint-François-Xavier à Vannes et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Corbière Charles-Hippolyte-Stanislas

© Mémoire des Hommes
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Capitaine
46e Régiment d’infanterie
1888-1914

«A toujours donné l’exemple de l’entrain et de la bravoure et a été tué en allant lui-même porter ses ordres à ses sections et encourager ses hommes qui occupaient des tranchées très exposées.»

Né à Lorient, le 22 mai 1888, de Stanislas, François, Charles Corbière, marchand de nouveautés et de Rosalie, Marie, Victorine Lafontaine. Il épouse en 1911 Thérèse Foucault. Recrutement de Lorient. Matricule 417/1080. Classe 1908. Le 2 août 1914, il est mobilisé au 118e régiment d’infanterie. Blessé une première fois dès le début des hostilités, il est soigné à Chalons et Paris. À sa mère, venu lui rendre visite et pensant le ramener pour quelques temps à Lorient, il lui dit : «Oh ma mère les considérations de famille, s’effacent devant les exigences du devoir français.» Le 4 octobre 1914, il est affecté au 46e d’infanterie et gagne vaillamment au front son troisième galon. Il est tué à l’ennemi «à la tête de ses hommes en les entraînant à l’assaut» à Lachalade (Meuse), le 24 novembre 1914 à l’âge de 26 ans. Une nombreuse assistance participe au service funèbre pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le vendredi 15 janvier 1915. Avant l’absoute, le chanoine Jaffré, curé-archiprêtre de Lorient retrace la vie si courte de son ancien élève à l’institution Saint-Louis et rappelle l’attitude et la détermination au combat de celui qui fut «aussi bon soldat que chrétien modèle.» Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église et de l’institution Saint-Louis.

Donnard Jean-Louis

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
262e Régiment d’infanterie
1885-1914

Né à Lorient, le 5 novembre 1885, de François, René Donnard, maçon et de Marie Lennon. Recrutement de Lorient. Matricule 19406/1256. Classe 1905. Ouvrier aux établissements maritimes de Lorient, il est mobilisé le 30 septembre 1914 au 62e d’infanterie. Il est tué à l’ennemi dans les tranchées devant les carrières de Berneuil-sur-Aisne (Oise), le 24 novembre 1914 à l’âge de 29 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale Royallieu à Compiègne dans l’Oise. Carré G - Tombe n° 199. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Quillien «Julien»-Louis-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
72e Régiment d’infanterie
1889-1914

Né à Ploemeur (Morbihan), le 4 avril 1889, de Mathurin, François, Marie Quillien, cultivateur et de Marie, Louise Le Gouhir, cultivatrice. Recrutement de Lorient. Matricule 250. Classe 1909. Le 2 août 1914, il est mobilisé au 62e régiment d’infanterie et passe le 23 octobre 1914 au 72e régiment d’infanterie. «De septembre 1914 à janvier 1915, le 72e tient dans la forêt d’Argonne les positions du bois de la Grurie que l’armée du Kronprinz impérial attaque sans trêve. En face de lui, des troupes aguerries, pourvues de moyens matériels puissants ; de notre côté, peu ou pas d’engins de tranchées, peu de mitrailleuses, une artillerie obligée à l’économie de munitions ; comme théâtre de combat, une forêt accidentée, touffue, dont le sol argileux se détrempe à la moindre pluie.» Malgré ces conditions défavorables, le 72e fait face et repousse les nombreuses offensives ennemies. Pourtant, ce dernier ne renonce pas et lance de nouvelles attaques entre le 24 et le 29 novembre dans le secteur de Fontaine-aux-Charmes. Il échoue devant la détermination des soldats du 72e mais les pertes et les disparitions sont nombreuses. Parmi ces dernières, le jeune soldat Quillien tué à l’ennemi à Fontaine-aux-Charmes (Marne), le 24 novembre 1914 à l’âge de 25 ans. Il habitait 6 rue du Parco à Lorient.