30 août 1914 - 4 Morts pour la France

Hécaen Octave-Marcel

© Mémoire des Hommes
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Lieutenant
Chevalier de la Légion d’honneur
6e Bataillon d’infanterie coloniale du Maroc
1885-1914

Né à Paris 6e, le 22 septembre 1885, de Léon, Louis Hécaen, syndic de faillite et d’Élise, Marthe Maury. Il épouse à Lorient, le 25 mars 1911 Yvonne, Amélie Duliscouët. Recrutement de la Seine (3e bureau). Matricule 3246/2819. Classe 1905. Ce Saint-Cyrien, de la 90e promotion « La Dernière du Vieux Bahut » 1905-1907, commence à la sortie de l’École spéciale militaire une carrière d’officier colonial et fait campagne au Sénégal et en Côte-d’Ivoire. Il est tué à l’ennemi à Bertoncourt (Ardennes), le 30 août 1914 à l’âge de 28 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Rethel dans les Ardennes. Tombe n° 1139. Il habitait 28 rue du Port à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Porcheron Louis-Dominique

© Mémoire des Hommes
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Lieutenant
Chevalier de la Légion d’honneur
Médaille militaire
Médaille coloniale avec agrafes Tonkin et Madagascar
Chevalier de l’ordre impérial du Dragon d’Annam
Chevalier de l’ordre royal du Cambodge
1er Régiment mixte colonial du Maroc
Disparu au combat
1863-1914

Né à Niort (Deux-Sèvres), le 12 août 1863, de Pierre Porcheron, domestique et de Marie Massonnet, couturière. Il épouse à Lorient, le 28 juillet 1902, Ernestine Lescoët. Recrutement de Parthenay. Matricule 736. Classe 1883. Le 12 décembre 1884, il s’engage au 77e régiment d’infanterie et sert dans différentes unités avant de rejoindre le 7e régiment d’infanterie de marine en 1891. C’est au Tonkin de 1891 à 1896 et à Madagascar de 1898 à 1901 qu’il effectue l’essentiel de sa carrière coloniale. Il est nommé adjudant, le 1er janvier 1901 et après un court passage au 21e régiment d’infanterie coloniale, il fait valoir ses droits à la retraite. À la mobilisation, il reprend du service et meurt au combat à Bertoncourt (Ardennes), le 30 août 1914 à l’âge de 51 ans. Il repose à la Nécropole Nationale de Rethel (Ardennes), tombe n°895. Il habitait 15 rue de la Marine à Lorient.

Schwerer René-Jean-Antoine

© Mémoire des Hommes
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Capitaine
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palme
Médaille de Chine
Médaille commémorative du Maroc
247e Régiment d’infanterie
1871-1914

Né à Lorient, le 18 septembre 1871, d’Antoine, Barthélémy Schwerer, capitaine de vaisseau, chevalier de la Légion d’honneur et de Marie, Césarine Galès. Recrutement de Lorient. Matricule 761/1959. Classe 1891. Ce Saint-Cyrien de la 76e promotion du « Soudan » 1891-1893 est affecté à la sortie de l’École spéciale militaire au 118e régiment d’infanterie. Il rejoint en 1898, le 3e régiment de zouaves et commence une carrière coloniale. Tout jeune lieutenant, il sert en Algérie de 1898 à 1900 puis intègre le Corps expéditionnaire de Chine de 1900 à 1901 avant de retrouver l’Algérie de 1901 à 1905. À partir de 1905, il est au 48e régiment d’infanterie à Guingamp dans les Côtes-du-Nord avant de rejoindre le 247e régiment d’infanterie à Saint-Malo en Ille-et-Vilaine. À la déclaration de guerre, le capitaine René Schwerer part au front avec ce dernier régiment. Le 25 août, il est à Cheveuges dans Les Ardennes et progresse vers Villiers au-devant des forces ennemies. Les engagements rudes et meurtriers obligent le 247e à se replier sur Vendresse dans l’Aisne. Le 28 août, le 6e bataillon du capitaine Schwerer tente une contre-attaque vouée à l’échec. Devant la progression des troupes allemandes supérieures en nombre, la retraite commence ponctuée par de violents accrochages. Le 30 août, « le 247e est chargé de protéger la retraite et d’interdire à l’ennemi le passage de l’Aisne au pont d’Attigny. » Lors de cette mission, le capitaine Schwerer est tué et déclaré mort pour la France à la Cour-des-Rois à Guincourt (Ardennes), le 30 août 1914 à l’âge de 42 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Rethel dans les Ardennes. Tombe n° 688. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le jeudi 17 juin 1915. Il habitait 16 rue Émile Zola à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech et du lycée de Lorient.

Weisbecker Charles-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Capitaine
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palme
62e Régiment d’infanterie
1872-1914

Né à Bénaménil (Meurthe-et-Moselle), le 4 novembre 1872, de Charles Weisbecker, préposé des douanes et de Marguerite Dolis. Il épouse à Châlons-sur-Marne, le 15 février 1901 Marie, Héloïse Cazin. Recrutement de Toul. Matricule 160. Classe 1892. Ce Saint-Cyrien de la 77e  promotion du «Siam» 1892-1894 est tué à l’ennemi à Cheveuges (Ardennes), le 30 août 1914 à l’âge de 41 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Sedan-Torcy dans les Ardennes. Tombe n° 309. Il habitait 18 rue capitaine Lefort à Lorient. Son nom figure sur la stèle commémorative du lycée Raymond-Poincaré à Nancy, du lycée Henri-Loritz à Nancy et sur le monument aux morts de Moncel-sur-Seilles en Meurthe-et-Moselle. Sa famille est informée de sa mort glorieuse au champ d’honneur en août 1918.