Les ports

Le bassin de radoub à l'arsenal
Bateau-piège Arras
Sous-marin Pluviôse
Envol d’un ballon au centre de ballons captifs situé sur la pointe du Malheur, 1918
Le bassin de radoub à l'arsenal
Le bassin de radoub à l'arsenal
Bateau-piège Arras
Sous-marin Pluviôse
Envol d’un ballon au centre de ballons captifs situé sur la pointe du Malheur, 1918
Bateau-piège Arras
Le bassin de radoub à l'arsenal
Bateau-piège Arras
Sous-marin Pluviôse
Envol d’un ballon au centre de ballons captifs situé sur la pointe du Malheur, 1918
Sous-marin Pluviôse
Le bassin de radoub à l'arsenal
Bateau-piège Arras
Sous-marin Pluviôse
Envol d’un ballon au centre de ballons captifs situé sur la pointe du Malheur, 1918
Envol d’un ballon au centre de ballons captifs situé sur la pointe du Malheur, 1918

La décision prise par la France et les alliés de jouer la carte de la guerre navale et sous-marine donne à Lorient un rôle prépondérant.

L’activité de l’arsenal est particulièrement intense même si en 1914, l’heure n’est plus à la construction de cuirassés. Le « Provence » commencé en 1912 est cependant achevé et rejoint l’armée navale en Méditerranée en 1915. Les canonnières fluviales sont par ailleurs construites dans l’urgence en 1915 et affectées dans la région de Furnes et dans le canal de l’Aisne à la Marne. Mais l’effort se porte surtout sur la construction et l’armement de petits navires, dragueurs de mines, patrouilleurs et escorteurs anti sous-marins. Des bâtiments civils de la pêche et du commerce sont en outre réquisitionnés et transformés pour renforcer le dispositif de défense côtière et la chasse aux sous- marins. Au 30 juin 1915, huit chalutiers sont militarisés : l’Halicor, le Kernevel, le Keryado, le Laïta, l’Odet, la Providence, le Sacha et le Vulcain.

Parallèlement, une nouvelle école est créée au Péristyle pour former rapidement des chefs de quart pour les petits bâtiments engagés dans la guerre sous-marine

De plus, le 13 mai 1917, le Ministre de la Marine choisit Lorient comme base nationale des bateaux-piège anti sous-marins, dits « bâtiments U ». Lorient assure le ravitaillement et les changements de camouflage. L’atelier pour les décors de camouflage s’organise dans le plus grand secret. Ces bateaux-pièges naviguent dans le golfe de Gascogne et dans la Manche comme des cargos ordinaires. Ils sont chargés de rechercher et de détruire les sous-marins ennemis. Le 3 septembre 1917, le Président de la République profite d’une visite officielle à Lorient pour décorer, en toute discrétion, l’équipage du « Marguerite VI », le premier bateau-piège de la guerre 14-18, aménagé à Brest. Les navires nantais, Meg, Jeanne et Geneviève, Michel-et-René sont finis d’être armés à Lorient.

L’arsenal est aussi un soutien pour le ravitaillement et l’entretien de la division des patrouilleurs de la Loire et pour les forces navales américaines. Ceux-ci assurent la protection des routes côtières de Penmarch à Fromentine et forment des convois de Brest à la Pallice pour la recherche des sous-marins ennemis.

Pendant tout le conflit, l’arsenal travaille jour et nuit, à plein rendement. L’effectif  passe de 5667 ouvriers en 1914 à 7943 en 1918, soit environ 18% de la population ! L’activité s’accroît en 1917 quand les Américains s’installent à Lorient sous le commandement du commodore Mac Gruler. 

L’arsenal se consacre également aux besoins des forces terrestres : canons et munitions. L'usine pyrotechnique de l'île Saint-Michel assure le montage final des obus de petit calibre (remplissage de poudre…) et des fusées Desmarets qui leur sont ajoutées. La production est intense : 20 000 fusées par jour soit deux millions d'obus sortis  de Lorient durant le conflit. L’effectif est quasiment décuplé ! Il passe de 102 ouvriers à près de 900 en 1918, avec une arrivée massive de femmes. Les expériences d'artillerie sont parallèlement accélérées à Gâvres et conduisent à des améliorations de l'armement.

En outre, Lorient devient le 29 août 1916 tête de ligne des expéditions à destination des alliés roumains : 60 000 tonnes de munitions et matériel. Pour assurer cette mission, on construit de nouvelles voies ferrées, des hangars, un appontement lequel sera utilisé aussi pour l’embarquement des ballons captifs.