Le centre d'artillerie de Gâvres

Plan de l'établissement pyrotechnique de l'île Saint-Michel - © SHD Lorient
Fabrication d'obus
Plan de l'établissement pyrotechnique de l'île Saint-Michel - © SHD Lorient
Plan de l'établissement pyrotechnique de l'île Saint-Michel - © SHD Lorient
Fabrication d'obus
Fabrication d'obus

L'arsenal de Lorient possède à ciel ouvert un immense champ d'essai balistique à Gâvres,  dit polygone, unique centre d'essai d'artillerie de la Marine. Toutes les pièces de défense côtière ou montées à bord des navires de guerre français sont donc testées sous la responsabilité de l'arsenal de Lorient. Au début du conflit, il produit essentiellement des poudres et des obus. Les premiers projectiles à fausse ogive tirées sur le front en 1915 étaient des obus dessinés et étudiés à Gâvres. Puis le centre s'attache à étudier les nouveaux matériels de la Marine créés ou modifiés pour la guerre terrestre. Il élabore au fur et à mesure des besoins les méthodes de calcul pour ses travaux, mais également pour les trajectoires des tirs contre les objectifs aériens. Pour ce faire, l'équipement se modernise : en 1916, des nouveaux appareils pour la mesure du vent à toute altitude,  des enregistreurs de température, densité et humidité de l'air en 1918. Ceux-ci sont placés sur des mâts par des ballons captifs.

L'activité s'intensifie d’année en année. L'effectif qui avait chuté à la mobilisation remonte de 74 à 117 à la fin de la guerre, auquel il faut rajouter les artificiers employés à l'île Saint-Michel à la confection des munitions.

Les progrès accomplis dans la science militaire sont importants. Ils sont dûs à la haute qualification des personnels et la contribution de savants mobilisés comme le mathématicien et physicien Jules Haag, affecté à Gâvres en 1917. Le Président de la République vient sur place le 3 septembre 1917 se rendre compte de l’évolution des tirs d’artillerie.