Les tranchées

Des soldats dans une tranchée
Des soldats dans une tranchée

Symbole de la Première Guerre mondiale, les tranchées apparaissent en octobre 1914 et sont signe d'une immobilisation des combats. Pour se protéger des tirs et de la vision de l'ennemi, les soldats se réfugient dans les trous d'obus ou creusent des abris de fortune et les relient entre eux, les tranchées apparaissent.

Les combattants de la Grande Guerre vont passer 4/5e de leur temps dans ces boyaux.

Il existe trois lignes de tranchées dans chaque camp, séparées de plusieurs kilomètres. Pour éviter les tirs en enfilade celles-ci ne sont jamais en ligne droite.

La première tranchée est au contact de l'ennemi, elle marque la limite avec le no man's land, vaste espace rempli de barbelés, de cadavres et de déchets. Proche de l'ennemi, des actes de fraternisation sont parfois recensés.

La deuxième a une fonction de soutien en cas de recul.

La troisième, enfin, sert de réserve, de stockage et de lieu de repos pour les soldats.

Les boyaux qui les relient sont étroits, deux hommes ne peuvent se croiser, celui qui monte au front est prioritaire. Les parois des tranchées sont maintenues par des fagots, le sol est recouvert de rondins de bois ou de caillebotis, le parapet est rempli de sacs de terre, de gabions.

L'entretien permanent des tranchées est nécessaire et fait partie des corvées du soldat. La pluie entraîne l'affaissement des flancs des tranchées et l'apparition de boue qui imprègne les hommes.

Ils manquent d'hygiène : ils n'enlèvent pas leurs vêtements pendant plusieurs semaines, le manque d'eau ne leur permet pas de faire leur toilette et de se raser, ils deviennent des " poilus "... Les puces et les poux envahissent le front. La majorité du temps les tranchées sont des "fourmilières silencieuses".

En dehors des combats, les hommes s'occupent en écrivant des lettres, en fabriquant des objets, en s'enlevant les poux, en chassant les rats (des mesures d'éradication sont mises en place en 1916, l'intendance paye un sou par queue attrapée). Le ravitaillement se fait toujours de nuit. Le "ravin des cuisines" se trouve entre trois et six kilomètres à l'arrière des tranchées afin de respecter les règles de silence et d'invisibilité. Quelques hommes sont chargés d'amener la soupe, le pain et le vin au front.