Bataille de Dixmude

Les Demoiselles au pompon rouge

Cahier de souvenirs d'un fusilier marin
Cahier de souvenirs d'un fusilier marin

Face à un échec frontal sur la Marne, les Allemands décident de contourner les lignes alliées par le Nord. Ils souhaitent aussi prendre la route de Dunkerque, port stratégique assurant  la liaison entre la France et l’Angleterre. Les alliés tentent de stopper cette avancée, c’est « la course à la mer ».

L’armée française essaye de stabiliser le front occidental au bord de l’Yser. C’est là que les fusiliers marins s’illustrent, en particulier à Dixmude, gros bourg situé dans les Flandres belges, à 17 km de la mer du Nord et sur la rive droite de l’Yser.

6 585 marins dont la majorité sont bretons font face à près de 40 000 Allemands. Le combat dure quatre semaines. Les pertes sont nombreuses dès les premiers jours et les renforts belges et sénégalais ne suffisent pas. L’ouverture des écluses de l’Yser, le 28 octobre, procure du répit aux soldats.

Le 10 novembre, les fusiliers ont ordre d’évacuer la ville et de se replier derrière l’Yser. L’avance allemande est stoppée définitivement. 41 Lorientais meurent au cours des combats. C’est la bataille la plus meurtrière pour la Cité.

Suite au vœu du Comité de la Guerre de la Ville de Lorient, la municipalité se mobilise pour la confection d’un drapeau. Le Maire l’achemine à Dunkerque et c’est le Président de la République qui le remet en personne à la brigade des fusiliers marins, le 11 janvier 1915.