La guerre sous-marine

Affiche relative à la guerre en mer - © AD du Morbihan
Sous-marins dans le bassin à flot
Affiche relative à la guerre en mer - © AD du Morbihan
Affiche relative à la guerre en mer - © AD du Morbihan
Sous-marins dans le bassin à flot
Sous-marins dans le bassin à flot

La Première Guerre mondiale est le premier conflit où les sous-marins ont un réel impact. En 1914, les Anglais et les Français entreprennent un blocus maritime de l’Autriche-Hongrie et de l’Allemagne. Cette dernière riposte en 1915 et engage deux ans plus tard une guerre sous-marine totale. Les U-Boote coulent les bâtiments militaires et marchands, de tous pays et sans avertissements. Pour l’Allemagne c’est petit à petit le seul recours pour terminer la guerre victorieusement. A partir de cet instant, les navires marchands alliés naviguent en groupes ou en convois. Ils sont escortés par des navires de guerre et appuyés par les forces aériennes lorsqu’ils sont près des côtes.

Lorient devient le soutien de la division des patrouilleurs de la Loire et des forces navales américaines, pour le ravitaillement et l’entretien de ses bâtiments. Ceux-ci assurent la protection des routes côtières de Penmarch à Fromentine, des convois de Brest à la Pallice par la recherche et la poursuite des sous-marins ennemis. Les chalutiers lorientais Keryado et Stella, transformés en patrouilleurs-auxiliaires, sont torpillés en 1917 par des sous-marins, provoquant la mort de vingt marins de Lorient.

Depuis le 13 mai 1917, Lorient est aussi la base nationale des bateaux-piège anti sous-marins, dits « bâtiments U ». Lorient assure le ravitaillement, le repos des équipages et les changements de camouflage.  Ces bateaux-pièges naviguent dans le golfe de Gascogne et dans la Manche comme des cargos ordinaires, camouflant leur armement. Ils sont chargés de rechercher et de détruire les sous-marins ennemis. Le 3 octobre 1917, le Président de la République profite d’une visite officielle à Lorient pour décorer, en toute discrétion, l’équipage du « Marguerite VI », le premier bateau-piège de la guerre 14-18. D’autres navires sont construits à Nantes sous les noms de Meg, Jeanne et Geneviève, Michel-et-René, et finis d’être armés à Lorient.