Les hôpitaux

Soigner, rééduquer : Lorient transformé en hôpital

Hôpital militaire provisoire
Salle d'opération, hôpital mixte de Bodélio
Fiche de blessure de guerre
Livret du mutilé
Hôpital militaire provisoire
Hôpital militaire provisoire
Salle d'opération, hôpital mixte de Bodélio
Fiche de blessure de guerre
Livret du mutilé
Salle d'opération, hôpital mixte de Bodélio
Hôpital militaire provisoire
Salle d'opération, hôpital mixte de Bodélio
Fiche de blessure de guerre
Livret du mutilé
Fiche de blessure de guerre
Hôpital militaire provisoire
Salle d'opération, hôpital mixte de Bodélio
Fiche de blessure de guerre
Livret du mutilé
Livret du mutilé

3,5 millions de soldats français sont blessés durant la Première Guerre mondiale. Leur prise en charge se fait dès le front au poste de secours. La personne est examinée et évacuée en fonction de son état. Une fiche d’évacuation est établie, donnant l’état civil du blessé, une brève description de la blessure et les soins déjà administrés. Des ambulances hippomobiles et automobiles ainsi que des trains assurent le convoi des blessés vers les structures de santé. Celles-ci sont très vite engorgées. Le service de santé va devoir s’adapter tout au long de la guerre. Le taux de survie est inférieur à celui des conflits précédents à cause de la lenteur de l'évacuation des blessés. Les soldats sont soignés et gardés en convalescence dans des hôpitaux permanents ou temporaires. A partir de décembre 1914, une permission de 7 jours de convalescence est accordée aux blessés à  leur sortie de l’hôpital. Ces établissements peuvent être civils, militaires, mixtes (qui accueillent des civils et des militaires), auxiliaires ou bénévoles (gérés par des associations, des religieux ou des particuliers). Le besoin en hôpitaux nécessite la réquisition d’établissements.

A Lorient, des hôpitaux temporaires sont prévus dès l’été 14 dans des bâtiments réquisitionnés : le lycée, le groupe scolaire de Merville, l’hôpital Bodélio, l’hospice, l’Ecole primaire supérieure de garçons, le Collège de jeunes filles, la salle des fêtes, une partie du Cours des Quais (affectée au service de la Croix Rouge et aménagée par l’Architecte de la Ville) et encore l’école Saint-Joseph. Un hôpital mixte est ouvert rue de l’hôpital, un autre en 1918 au Casino de la Perrière destiné aux Américains. Lorient compte 900 lits.
La literie est en partie prêtée par des Lorientais par l’intermédiaire du Comité de la Guerre. En 1914, à chaque arrivée de blessés, les habitants qui ont une automobile la mettent à disposition des œuvres de secours pour le transfert vers les hôpitaux ou les ambulances temporaires. Ils aiment aussi à manifester leur sympathie aux blessés au risque de provoquer des encombrements à la gare et cours de Chazelles. L'intervention de soldats a été nécessaire lors de l'arrivée du convoi de blessés du 11 septembre 1914 pour canaliser la foule et faciliter la circulation !

Les soldats souffrent de blessures dues aux éclats d’obus, de grenades, mais aussi de traumatismes psychologiques appelés obusite ou shell-shock, ou encore de maux dus au gaz. La concentration des médecins, pharmaciens, dentistes, infirmières sur le front se fait au détriment des civils à l’arrière. Cependant, la Première Guerre mondiale va permettre le développement de nombreuses techniques comme la désinfection des plaies en profondeur, l’enlèvement de chairs mortifiées, la suture rapide, l’anesthésie, la transfusion sanguine, la chirurgie faciale pour les « gueules cassées »…