Chronologie générale

Avant 1914

25 mai 1882 : Naissance de la Triple-Alliance : l'Autriche-Hongrie, l'Allemagne et l'Italie signent un accord défensif.
L'Allemagne est renforcée face à la France après la guerre de 1870.
L'Autriche-Hongrie trouve des alliés pour contrer la menace expansionniste russe dans les Balkans.
L'Italie est renforcée face à la France et sa politique coloniale. (Cette alliance est rompue en mai 1915 quand l'Italie rejoint le camp adverse.)
8 avril 1892 : Signature d'un accord diplomatique et militaire franco-russe. La France et la Russie souhaitent rompre leur isolement face à la Triple-Alliance.
8 avril 1904 : Signature de l'Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni. Les deux pays souhaitent faire face au déséquilibre des forces que fait peser la Triple-Alliance en s'entendant sur leurs conflits coloniaux.
4 février 1905 : L'Allemagne déclare la Manche et les eaux qui entourent le Royaume-Uni et la France comme zone de guerre.
13 mars 1905 : La France renforce sa politique de guerre économique et de blocus contre l'Allemagne.
31 août 1907 : Naissance de la Triple-Entente. Désormais la France est alliée à l'empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France. Cet accord lie ainsi les trois pays indirectement.

1914 : Une guerre imaginée courte

Depuis la fin du XVIIIe siècle et la propagation des idées de la Révolution, l’autodétermination nationale est prônée. On considère que les peuples ayant les mêmes origines ethniques et qui partagent la même langue et les mêmes idéaux politiques ont le droit de s’ériger en état indépendant. Fort de cette conviction un jeune nationaliste serbe assassine le 28 juin, l’archiduc François Ferdinand, prince héritier de l’Empire austro-hongrois à Sarajevo. L’Empire d’Autriche-Hongrie occupe à l’époque la Serbie. Un mois après, celui-ci déclare la guerre à la Serbie. Le jeu des alliances généralise rapidement le conflit, la France se retrouve aux côtés de la Russie puis de l’Angleterre, face à l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie.
La France ordonne le 2 août la mobilisation générale des hommes de 19 à 51 ans. L’annonce est reçue dans le calme à Lorient. Les soldats sont réunis dans différents bâtiments communaux et des immeubles particuliers.  Le lendemain l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les régiments partent pour le front dans la semaine.
La France n’est pas en position favorable au début de la guerre. En effet, au début de la IIIe République, l’armée a été réorganisée et les hauts gradés ont été choisis, plus pour leurs sentiments républicains que pour leurs qualités militaires.
L’Allemagne a un atout : la lenteur présumée de la mobilisation de l’armée russe lui permet de se concentrer sur le front occidental et peut lui assurer une victoire-éclair, avant de s’attaquer au front Est. L’Empire applique le plan Schlieffen dès le 3 août. Ebauché vingt ans plus tôt, celui-ci prévoit l’invasion de la Belgique et la prise à revers de l’armée française concentrée à l’Est de son territoire. La France, quant à elle, applique le plan XVII. Celui-ci prévoit la mobilisation et la concentration des forces françaises. Le 4 août, l’Empire allemand envahit la Belgique, bien que pays neutre, et avance vers Paris. Les Français essayent de ralentir les troupes allemandes durant le mois d’août, c’est la « bataille des frontières » qui se solde par un échec. La France connaît la journée la plus meurtrière de son histoire militaire le 22 août. C’est à Maissin que l’on recense le plus de morts. A Lorient, c'est la consternation : 31 soldats tués.
Parallèlement, le gouvernement français se réfugie à Bordeaux.  La réussite de la bataille de la Marne, du 5 au 12 septembre, ralentit la progression des troupes allemandes et permet aux Français de continuer leur retraite de manière cohérente. C’est alors « la course à la mer », les belligérants essayent de prendre l’armée adverse à revers ce qui les conduit jusqu’à la mer du Nord. La bataille de Dixmude s’inscrit dans cette offensive, faisant de lourdes pertes parmi les fusiliers marins, parmi eux 41 Lorientais. Les Européens prennent conscience que le conflit sera plus long et plus dur que prévu. La France, le Royaume-Uni et la Russie renforcent leurs accords militaires et s’engagent à ne pas signer de paix séparée. Le combat évolue d’une guerre de mouvement en une guerre de position, les premières tranchées sont creusées en octobre. Les avions auparavant utilisés pour photographier les positions des différentes armées sont utilisés pour la première fois pour des combats aériens.
En cinq mois, Lorient perd 304 hommes. Les hommages sont publics et privés, solennels ou modestes : cérémonie pour les Lorientais morts au front au cimetière de Lorient le 2 novembre mais aussi changement d'enseigne fin août de la boulangerie du cours de la Bove, de Boulangerie Viennoise en  Boulangerie Liégeoise.

28 juin : L'archiduc François Ferdinand, prince héritier de l'empire austro-hongrois est assassiné à Sarajevo par un étudiant nationaliste serbe.
28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Le conflit va se généraliser par le jeu des alliances.
1er août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie.
2 août : La France ordonne la mobilisation générale des hommes de 21 à 51 ans.
3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France.
4 août : L'Allemagne envahit la Belgique, bien que pays neutre, dans le cadre du plan Schlieffen. Les Allemands souhaitent contourner les armées françaises par le nord afin d'éviter un combat frontal et atteindre ensuite Paris. Toutes les grandes nations européennes entrent dans le conflit avec l'idée qu'il sera court.
22 août : Première bataille des Ardennes. Les Français essayent de ralentir les troupes allemandes, c'est la " bataille des frontières ". C'est un échec.
29 août : Bataille de Guise (Aisne). Elle contribue à la réussite de la bataille de la Marne. Les Français ralentissent la progression des troupes allemandes leur permettant de continuer leur retraite de manière cohérente.
29 août au 8 décembre : Le gouvernement français se réfugie à Bordeaux.
30 août : Victoire des troupes allemandes sur les russes à Tannenberg. Les Européens prennent conscience que le conflit sera plus long et plus dur que prévu.
3 septembre : Renforcement de la Triple-Alliance. La France, le Royaume-Uni et la Russie renforcent leurs accords militaires en s'engageant à ne pas signer de paix séparée, donnant ainsi un fondement politique stable à la Triple-Alliance.
6 septembre : Le général Joffre rétablit les conseils de guerre et ce jusqu'au 27 avril 1916.
6 au 12 septembre : La bataille de la Marne arrête l'avancée des troupes allemandes. Octobre : Début de la guerre de tranchées.
5 octobre : Premier combat aérien. Un avion allemand est abattu par des Français près de Reims. Auparavant les avions militaires servaient seulement à photographier les positions des différentes armées.
28 octobre : La Turquie entre en guerre au côté de la Triple-Alliance.
5 novembre : La France et le Royaume-Uni entrent en guerre contre l'Empire ottoman.
Décembre : Une permission de 7 jours de convalescence est accordée aux blessés à partir de leur sortie de l'hôpital.

1915 : La guerre s'enlise

Le début de l’année 1915  est marqué par le lancement de la guerre sous-marine par l’Allemagne. Celle-ci déclare que les navires de commerce des puissances ennemies ou neutres qui circulent en mer du Nord, Manche ou mer d’Irlande seront coulés. Le 7 mai, le paquebot Lusitania est torpillé, l’opinion publique américaine est choquée et devient favorable à un engagement militaire. Un blocus des côtes anglo-françaises par les Allemands et un blocus des côtes allemandes par les alliés sont instaurés.
Sur terre, la guerre des tranchées s’installe. Les soldats manquent d’hygiène et deviennent des « Poilus ». Le 22 avril, les Allemands violent la déclaration de la Haye de 1899 et utilisent du gaz asphyxiant à Ypres (Belgique). Chaque belligérant créé alors différents procédés pour diffuser les gaz de combat. Cette arme cause des handicaps mais surtout elle marque psychologiquement : c’est une des peurs majeures des soldats. Les deux camps ne cessent de développer des protections individuelles pour les soldats.
Avec l'entrée en guerre de la Turquie aux côtés de la Triple-Alliance le 28 octobre 1914, les alliés déploient des unités en Égypte ainsi que dans le Caucase et souhaitent ouvrir un second front. L’expédition des Dardanelles est entreprise en avril 1915 afin de forcer la Turquie à sortir de la guerre et rétablir la communication avec la Russie. C'est dans ce contexte que Le Bouvet part en opération et heurte une mine. Il sombre avec à son bord 18 Lorientais. Suite à ce drame, la Ville de Lorient ouvre un Livre d’Or afin d’y inscrire le nom de ses soldats qui périront au cours de la guerre.
Cette même année, l’Italie rejoint les alliés dans la guerre.
Pour financer une guerre qui s’annonce plus longue que prévue, la France lance son premier emprunt de guerre le 25 novembre.
Face à un nombre croissant de blessés, une école professionnelle de rééducation des mutilés de guerre ouvre à Lorient à la fin de l’année 1915.

5 février : La guerre sous-marine est lancée par l'Allemagne.
22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants par les Allemands à Ypres. Cette arme toxique avait été interdite en 1899 lors de la déclaration de la Haye.
24 avril : Début de l'expédition des Dardanelles avec le débarquement de Gallipoli (Turquie). L'expédition prend fin le 9 janvier 1916 et se solde par une défaite pour les alliés.
7 mai : Le paquebot britannique Lusitania est torpillé par les Allemands au large de l'Irlande. Ce drame choque l'opinion publique américaine, de plus en plus favorable à un engagement militaire contre les "Puissances centrales".
23 mai : L'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie suite à des accords passés avec la Triple-Entente un peu plus tôt. Initialement membre de la Triple-Alliance, l'Italie n'était jusqu'ici pas entrée en guerre : jugeant que ces alliés étaient les agresseurs, et qu'elle n'avait aucune obligation envers eux.
10 juin : 8 jours de permission, puis 6, sont accordés aux soldats à tour de rôle. Le début de la permission commence à partir de l'arrivée du soldat à destination. Les permissions sont gérées par le Grand Quartier Général qui peut les réduire voir les supprimer. Des permissions agricoles sont aussi accordées pour les soldats-paysans de l'arrière afin de soutenir la vie économique du pays.
17 août : Loi Dalbiez sur l'effort de guerre. Elle a pour but de contrer l'embuscomanie afin de récupérer de la main-d'œuvre.
6 octobre : L'Autriche-Hongrie envahit la Serbie.
25 novembre : Lancement du premier emprunt de guerre.

1916 : le grand massacre

Au début de l’année 1916, l’Allemagne décide d’amener la France dans une guerre d’usure en épuisant les hommes. Première cible, Verdun, pivot du front. La bataille de Verdun dure du 21 février 1916 au 18 décembre 1916. Elle est menée par le général Pétain puis par le général Nivelle plus offensif. Le 1er juillet 1916, les forces franco-britanniques lancent une vaste offensive sur la Somme afin de rompre le front allemand en Picardie, elle s’achève le 18 novembre. Cette bataille  qualifiée de boucherie par les soldats est encore plus violente que celle de Verdun et fait plus d’un million de victimes, tous camps confondus, pour un résultat insignifiant. Pendant presqu’un an, les soldats s’entretuent pour quelques mètres de terrain, exposés aux bombardements, aux gaz mais aussi à la faim, la soif, la boue gluante et collante et au froid glacial. La correspondance et les carnets de guerre témoignent de cet enfer.
Le 27 août 1916, la Roumanie entre en guerre au côté des alliés. Lorient devient tête de ligne des expéditions pour les Roumains tandis que Brest assure la formation de leur marine.
Cette troisième année de guerre est charnière pour l’histoire de l’aviation militaire. L’avion s’impose désormais comme arme essentielle de préparation et d’exécution des offensives terrestres. La maîtrise de l’air devient gage de victoire. Les batailles de Verdun et de la Somme sont les premiers combats soutenus par les forces aériennes. Des blindés sont utilisés aussi pour la première fois sur les champs de bataille, les Britanniques inaugurent à Flers le 15 septembre.
L’année 1916 est aussi marquée par les mouvements de population ; à l’arrière et en zone libre, les réfugiés affluent. La solidarité s’organise.
Celle-ci  s’exprime également par la remise d’un diplôme d’honneur aux familles des «Morts pour la Patrie depuis le début des hostilités», institué par la loi du 27 avril 1916.
Lorient compte cette année-là 332 Morts pour la France.

29 janvier : Un zeppelin allemand lâche dix-sept bombes sur l'Est de Paris. Cette attaque aérienne est la dernière du genre utilisée par les Allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.
21 février au 15 décembre : Bataille de Verdun. Le général Pétain est nommé à la tête des opérations et s'apprête à mettre en place la stratégie qui fera sa réputation. Optant pour la mise en place d'une " voie sacrée " qui relie le front à Bar-le-Duc, il aide par là l'armée à maintenir ses positions et à repousser l'ennemi. Il est aussi l'auteur du " tourniquet " qui consiste en un roulement des troupes présentes sur le front, ce qui permet de ménager les soldats. Le 1er mai, Le Grand Quartier général remplace Pétain par le général Nivelle qui est plus offensif.
1 juillet au 18 novembre : Bataille de la Somme. En cinq mois, le terrain de bataille totalise plus d'un million de victimes, tous camps confondus, pour un résultat insignifiant.
27 août : La Roumanie entre en guerre au côté des alliés. Les marins de Brest forment la marine roumaine.
15 septembre : Les Britanniques utilisent pour la première fois des blindés à Flers (Somme). La première bataille entre blindés a lieu le 26 avril 1918 à Villers-Bretonneux. Les chars d'assaut jouent un rôle important dans la rupture des fronts en 1918.

1917 : le doute s'installe

L’année 1917 marque un tournant dans la guerre. Tout d’abord la Russie connaît deux Révolutions qui la font se retirer du conflit en signant un armistice avec la Triple-Alliance à Brest-Litovsk. Les troupes quant à elles s’essoufflent à cause des conditions de vie de plus en plus difficiles. Les mutineries se développent, elles sont punies ou réprimées par des exécutions. La « chanson de Craonne »  qui illustre bien ce mouvement de contestation est censurée. La nomination du maréchal Pétain comme général chef des armées permet de calmer les rebellions en adoptant une stratégie moins offensive et en améliorant le quotidien des Poilus. Le futur « Père la Victoire », Georges Clemenceau est nommé président du conseil le 17 novembre. Il fait  appel aux forces indigènes pour étoffer les troupes. Louis Nail, ancien maire de Lorient, est nommé ministre de la Justice et vice-président du Conseil des ministres.
C’est aussi cette même année que les Etats-Unis décident d’entrer en guerre aux côtés de la France. L’arrivée de « nègres américains » est diversement perçue, des incidents éclatent. A Lorient, l’engagement des Américains et le débarquement des troupes à Saint-Nazaire suscitent l’enthousiasme. L’arrivée de la marine américaine à Lorient est toutefois discrète.
La guerre sous-marine est totale, voulue par Guillaume II pour rompre l’approvisionnement du Royaume-Uni. L’aéronautique maritime devient la clé de cette guerre et Lorient se voit doté d’un centre d’aviation maritime.
La Grèce entre en guerre au côté des alliés le 29 juin suivie par le Brésil le 26 octobre. Plusieurs marins grecs sont affectés à la base d’hydravions de Lorient.
Une nouvelle bataille de Verdun commence le 20 août.
262 Lorientais sont Morts pour la France en 1917.

1er février : Guillaume II proclame la guerre sous-marine totale en vue de rompre totalement l'approvisionnement du Royaume-Uni.
6 avril : Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne. Ceux-ci entrent au côté de la France. L'arrivée de " nègres américains " intrigue, entraîne des incidents, des bagarres, et des actions racistes.
16 avril : Défaite du Chemin des Dames. Les premières mutineries françaises importantes se développent. Elles se traduisent surtout par un refus d'attaquer et non de défendre. Des condamnations à mort pour l'exemple ainsi que pour rétablir l'ordre ont lieu.
29 juin : Entrée en guerre de la Grèce au côté des alliés.
20 août : Nouvelle bataille de Verdun. Le commandement désire dégager durablement les abords de la ville fortifiée et rejeter l'ennemi sur ses positions initiales.
11 septembre : Guynemer, un des aviateurs les plus renommés de la Première Guerre mondiale, est tué lors d'un combat aérien.
26 octobre : Entrée en guerre du Brésil au côté des alliés.
17 novembre : Georges Clemenceau est nommé président du conseil.
15 décembre : Les bolcheviks russes et Lénine sont au pouvoir depuis la Révolution d'Octobre. Ces derniers signent un armistice avec les Allemands et les Autrichiens à Brest-Litovsk (Biélorussie).

1918

8 janvier : " Les 14 points de Wilson ". Le président américain dévoile son plan de paix et donne sa vision du monde et de l'Europe. Le dernier point de son plan prévoit une association regroupant les nations, annonçant ainsi la Société Des Nations.
3 mars : Le gouvernement révolutionnaire russe et l'Allemagne signe un traité de paix à Brest-Litovsk. Lénine, humilié par la perte d'une grande partie de la Russie, le qualifie de "honteux traité". Moscou reconnaît l'indépendance de la Finlande, des pays baltes, de la Pologne et de l'Ukraine.
21 mars : Début de la dernière offensive allemande. Une vaste série d'attaques a lieu jusqu'en juillet. Celles-ci aboutissent à des avancées parfois importantes mais jamais décisives pour le cours de la guerre. Au contraire, elles épuisent l'armée et la mettent parfois en mauvaise posture pour son ravitaillement.
26 mars : Le général Foch est chargé de coordonner l'armée sur le front ouest. A partir de juillet, il lance une contre-offensive qui sera libératrice.
9 novembre : Guillaume II abdique. Scheidemann proclame la République. Deux jours plus tard il demandera l'armistice aux alliés.
11 novembre : L'armistice est signé à Rethondes (Oise) entre les allemands et les alliés. Un wagon-restaurant est aménagé en salle de réunion, l'amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygang mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures.

1919

28 juin : Le traité de Versailles est signé dans la galerie des glaces entre l'Allemagne et les Alliés, il met fin à la Première Guerre mondiale. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clemenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat " sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche. La carte du monde est modifiée: l'Autriche-Hongrie est divisée en états indépendants (Autriche, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Yougoslavie), la Pologne est reconstituée, les pays Baltes sont créés (Estonie, Lettonie, Lituanie), l'Empire ottoman est démantelé (Turquie, Syrie, Liban, Palestine, Arabie) et enfin, la France récupère l'Alsace et la Lorraine.
10 octobre : L'Etat subventionne de 10 à 20% les constructions mémorielles de la guerre.
24 octobre : Date officielle de la fin de l'état de guerre en France. Pour recevoir la mention " mort pour la France " le décès doit avoir eu lieu entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919.

1920

11 novembre : Inhumation du soldat inconnu. Le corps d'un soldat français mort pendant la Première guerre mondiale est déposé dans une chapelle mortuaire au premier étage de l' Arc de Triomphe à Paris. Il sera plus tard inhumé sous la voûte de l'Arc. Le corps du soldat inconnu a été choisi par un jeune soldat de la garde d'honneur, Auguste Thien, parmi 8 cercueils de combattants non-identifiés.

1922

24 octobre : Loi fixant le 11 novembre comme fête nationale.