Chronologie de Lorient et du Morbihan

1914

Août : Mobilisation générale dans le calme mais quelques heurts lors des départs des régiments.
Les engagés sont rassemblés dans différents bâtiments communaux et des immeubles particuliers.
Des hôpitaux temporaires sont prévus pour les futurs blessés. Des établissements sont réquisitionnés : le lycée et le groupe scolaire de Merville, l’hôpital Bodélio, l’hospice, l’Ecole primaire supérieure de garçons, le Collège de jeunes filles, la salle des fêtes, une partie du Cours des Quais (affectée à la Croix Rouge et aménagée par l’Architecte de la Ville, Gallot).
Suite à la mobilisation générale, la Marine se retrouve face à une forte affluence d'inscrits. Il est alors décidé de créer une brigade de fusiliers marins dont le commandement est confié à l'amiral Ronarc'h. La première mission de la brigade est d'assurer le service d'ordre de Paris et de sa banlieue.
2 août : Louis Glotin, conseiller municipal est délégué à la commission de réception des chevaux et voitures pour la mobilisation générale.
7 août : Le lieutenant Etienne Noël meurt à Neufchâteau (Vosges). C'est le premier Lorientais Mort pour la France.
14 août : Création d'un fourneau économique à la Crèche de Lorient destiné à nourrir les démunis pendant la durée de la guerre. Des jetons municipaux sont distribués.
17 août : Les enfants et adultes sont dans l'obligation de se faire vacciner et revacciner. Cette mesure est prise à cause des mouvements de troupes, dus à la mobilisation générale, des arrivées de malades et de blessés venant des armées, ainsi que des prisonniers.
22-23 août : Bataille de Maissin (Belgique). Affrontement qui fait partie de la " bataille des frontières ". De nombreux combats auront lieu en août 1914 le long des frontières franco-allemandes et franco-belges. Pour la première fois, le 11e Corps d'Armée breton et vendéen rencontre véritablement l'ennemi. En 1932, est inauguré à Maissin un " calvaire breton " datant du XIe siècle et provenant de Tréhou (Finistère). 31 Lorientais sont tués à l'ennemi.
27 et 28 août : Le 262e Régiment d'Infanterie de Lorient perd entre 600 et 700 hommes sur un effectif de 2173 dans le secteur de Sailly-Saillisel (entre Arras et Péronne), soit près de 30%.
28 août : Louis-Frédéric Bonneaud, Secrétaire fédéral de la S.F.I.O. du Morbihan (1911-1914), rédacteur du Rappel du Morbihan et Conseiller municipal de Lorient (1912-1914) est tué à Moislains (Somme).
30 août : Les premières allocations journalières sont payées dans le Morbihan.
9 septembre : Intervention du Maire auprès de la Marine pour la reprise de la construction du troisième bassin de radoub dont le chantier, interrompu suite à la mobilisation, a démarré en avril 1913.
28 septembre : Début de la censure de la presse dans le Morbihan. 4 octobre : Lors de la fête de la Victoire, le traditionnel chant à Notre Dame des Victoire est réécrit et adapter au contexte du moment.
16 octobre au 10 novembre : Bataille de Dixmude. Ce combat s'inscrit dans "la course à la mer". Les alliés tentent de contenir la poussée ennemie en stabilisant le front occidental. Les fusiliers marins de l'amiral Ronarc'h participent notamment à ces combats. 41 Lorientais y laissent leur vie.
27 décembre : La ville de Lorient fête le centenaire de la naissance du Lorientais Jules Simon, philosophe et homme politique français.
304 Lorientais Morts pour la France

1915

11 janvier : La brigade des fusiliers marins reçoit son drapeau après s'être glorieusement battue à Nieuport et Dixmude.
Fin janvier : Suite à une demande de la chambre de commerce de Lorient, le port est ouvert provisoirement à l'importation de viandes frigorifiées destinées à l'alimentation de la population civile.
24 février : Le torpilleur Dague heurte une mine autrichienne dans le port d'Antivari et coule alors qu'il escorte un convoi de ravitaillement pour le Monténégro. Un tiers de son équipage est englouti dont quatre Lorientais.
18 mars : Le Bouvet heurte une mine dérivante et coule dans le détroit des Dardanelles. 18 Lorientais y laissent leur vie. L'opération à laquelle il participait avait pour but de rétablir les communications avec la Russie, régler la question du Proche-Orient, entraîner la Grèce et peut-être la Bulgarie et la Roumanie dans le conflit, et dégager le blé et les cargaisons alors immobilisés dans la mer Noire. Le Bouvet avait été lancé dans le port de Lorient en 1896.
31 mars : Un Livre d'Or est ouvert afin d'inscrire le nom des Lorientais qui périront au cours de la guerre. Une Commission spéciale est chargée de remplir le registre. L'arrivée de chevaux destinés aux dépôts militaires, entraine la création de quatre écuries provisoires, rue du Finistère, rue de la Belle-Fontaine, place de la République et dans la cour de la Crèche de Merville.
27 avril : Le croiseur-cuirassé Léon-Gambetta est atteint par deux torpilles autrichiennes alors qu'il patrouille à l'extrême sud de l'Italie en mer Adriatique. 18 Lorientais meurent.
29 avril : La Ville installe des strapontins à l'usage des femmes employées dans les tramways, service réalisé habituellement par des hommes avant la mobilisation. Avril : Le sergent fourrier du 88e RIT, Loeïz Herrieu, commande pour la première fois dans l'histoire deux binioù et deux bombardes pour les deux bataillons de ce régiment.
Printemps : Le Morbihan devient un centre de formation et d'entrainement. La France est occupée au Nord et à l'Est. Les unités sont donc transférées dans le département. On réquisitionne de nombreuses écoles, manoirs, couvents mais aussi des récoltes... Cet afflux de soldats se ressent dans l'économie du Morbihan.
14 juillet : Le Préfet demande que la fête nationale ait un caractère exclusivement patriotique et commémoratif. Les réjouissances publiques et les illuminations sont proscrites.
29 octobre : Louis Nail (maire de Lorient de 1904 à 1912) est désigné Sous-secrétaire à la Marine.
21 novembre : Louis Nail demande à la ville de Lorient d'étudier la possibilité de créer un grand port de pêche sur l'Atlantique. Le port doit permettre à de nombreux chalutiers d'accoster à toute heure de marée et la création de nouveaux édifices doit être possible (halles de vente, usine de glace, parcs à charbon, gare d'embarquement).
25 novembre : Création d'une école professionnelle de rééducation des mutilés de guerre. Le Cours de Carnel est sous surveillance spéciale suite à la détérioration des arbres par des enfants et des soldats.
445 Lorientais Morts pour la France

1916

22 janvier : Les réfugiés qui logent dans les dépendances du Théâtre municipal sont évacués pour des raisons de sécurité : augmentation des risques d'incendies liée à l'activité d'un cinéma depuis le 25 novembre 1915. Des cas de maladies contagieuses se sont aussi déclarés. Les réfugiés doivent prendre leurs dispositions et trouver un hébergement en ville. L'Etat donne une allocation journalière aux communes en fonction du nombre d'émigrés nourris, logés et entretenus.
8 février : Le croiseur-cuirassé Amiral-Charner en patrouille le long des côtes de Syrie est coulé par un sous-marin allemand. Huit Lorientais meurent.
21 février au 15 décembre : Bataille de Verdun. Les régiments étaient auparavant constitués par des soldats de la même région. Face à un nombre important de morts, les régiments brassent désormais plusieurs régions. L'identité bretonne est moins ressentie chez les soldats. Treize Lorientais son tués.
18 mars : En patrouille le long de la côte albanaise, le torpilleur d'escadre Renaudin est torpillé et coupé en deux au large de Durazzo par un sous-marin autrichien. Trois Lorientais y laissent leur vie.
20 mars : Le chalutier Ginette après s'être distingué en Méditerranée en évacuant l'armée serbe, saute sur une mine au large de Corfou. Un Lorientais meurt.
23 mars : En raison des variations de prix des animaux de boucherie, le prix maximum de la viande et de la charcuterie est fixé par la municipalité.
17 avril : L'augmentation du prix du charbon, du bois et de la main d'œuvre entraîne de nouvelles charges pour les boulangeries. Le prix du pain est donc majoré.
30 juin : La maison de tolérance rue de l'Enclos du Port est fermée pour cause de mauvaise tenue, de désordres et de scandales.
1er juillet 1916 au 18 novembre 1916 : Bataille de la Somme. Les forces franco-britanniques lancent une vaste offensive afin de rompre le front allemand en Picardie. La bataille s'étire sur un front de 40 kilomètres. 32 Lorientais meurent.
20 juillet : Alfred Roth, Préfet du Morbihan, tombe au "Champ d'Honneur". Hommage de la municipalité.
29 août : Les directeurs, entrepreneurs, propriétaires de cinémas doivent prendre des précautions pour éviter tout incendie ou en diminuer les effets, prohiber les scènes et exhibitions animées susceptibles de troubler l'ordre public ou de constituer des spectacles démoralisants.
2 septembre : La subvention aux pupilles de l'enseignement public est étendue à l'association diocésaine secourant les enfants des écoles privées dans le besoin.
4 octobre : Le croiseur-auxiliaire Gallia est torpillé au Sud de la Sardaigne alors qu'il tente de rallier Salonique avec de nombreux soldats. Un Lorientais meurt.
20 octobre : Suite à un cas de rage, la circulation des chiens est interdite à moins qu'ils ne soient tenus en laisse ou muselés. Tout chien errant est mis en fourrière et abattu sous trois jours, si personne ne le réclame. Les chiens de bergers, de chasse et de bouvier sont exemptés.
27 octobre : Le patrouilleur-auxiliaire Blanc-Nez, dragueur de la flottille des chalutiers de la Manche, saute sur une mine larguée par un sous-marin allemand devant Boulogne. Un Lorientais meurt.
20 novembre : En application de la loi du 29 décembre 1915, des sépultures sont affectées aux soldats des armées alliées décédés pendant la guerre. Le cimetière de Kerentrech doit être agrandi. La réquisition de terrains est prévue à cet effet.
26 novembre : De retour à Lorient pour des réparations, le cuirassé Suffren est torpillé par un sous-marin allemand au large de Lisbonne au Portugal. Douze Lorientais meurent.
3 décembre : Après s'être couvert de gloire lors de la prise de Coco-Beach en 1914, et avoir subi une révision complète à l'arsenal de Lorient, la canonnière Surprise est coulée dans la baie de Funchal (Madère). Trois Lorientais meurent.
332 Lorientais Morts pour la France

1917

4 janvier : La mairie de Lorient avance des fonds à la Ligue des Consommateurs afin qu'elle puisse acheter des denrées et des objets destinés à être revendus à la population.
30 janvier : La municipalité décide d'utiliser les terrains inexploités de la commune (comme le jardin du Faouëdic, de Brizeux ) ou de particuliers, pour y planter des pommes-de-terre. Ce tubercule est jugé aussi indispensable que le pain.
25 février : Des crèches municipales sont crées dans l'Intra-muros et les deux faubourgs de Lorient (Kérentrech et Merville-Nouvelle-Ville). Elles reçoivent et gardent les enfants âgés de huit jours à trois ans, dont les mères sont au travail. Les crèches sont ouvertes de 7h à 18h. Les enfants doivent être proprement vêtus et les mères qui allaitent doivent venir nourrir leur enfant aux moments fixés par le médecin de la structure.
Mars : Création du Centre d'Aviation maritime pour ballons dirigeables et ballons captifs.
15 mars : La goélette Marie disparait dans l'Océan Atlantique alors qu'elle effectuait un transport de charbon entre l'Angleterre et Hennebont. Parmi les six victimes, Emile Le Coz, mousse. Il n'a que 12 ans. C'est le plus jeune Lorientais Mort pour la France.
19 mars : Le cuirassé Danton est torpillé en Méditerranée alors qu'il se rend à Corfou. Deux Lorientais meurent.
22 mars : Un bureau municipal de ravitaillement est créé pour la durée de la guerre.
24 mars : Dénomination de voies publiques : l'avenue de Carnel devient avenue de la Marne, la rue du Pont devient rue de Verdun, la place de la Liberté devient place de l'Yser et la rue du Finistère devient rue de Liège.
27 mars : Trois Lorientais meurent dans l'explosion du patrouilleur Tapir.
16 avril : Le général Nivelle lance la grande offensive du Chemin des Dames dans le sud de l'Aisne. Celle-ci doit porter un coup décisif à l'ennemi. 20 Lorientais y laissent leur vie.
25 avril : Le torpilleur Étendard fait partie de la division des flottilles de la mer du Nord basée à Dunkerque. Il est coulé au canon par des torpilleurs allemands. Trois Lorientais y laissent leur vie.
5 mai : Le 62e Régiment d'Infanterie, basé à Lorient, attaque le village d'Ailles : 40 officiers et 900 hommes tombent au champ d'honneur.
27 juin : Lors de son dernier voyage de Dakar à Brest pour " être mis en réserve d'escadre ", le croiseur-cuirassé Kléber heurte devant Brest, une mine flottante larguée par un sous-marin allemand. 38 hommes meurent sur 568 dont un Lorientais.
6 août : La mairie autorise un entrepreneur à établir un branchement de voie ferrée, destinée à relier son chantier à la voie de chemin de fer d'Orléans, dans la traversée de la rue des Abattoirs.
22 août : Le Croiseur-auxiliaire Golo II, ancien petit paquebot qui effectuait le service de la Corse et transformé pour les besoins de la guerre en transport de troupes, est torpillé lors d'un voyage entre Toulon et Corfou. Trois Lorientais y laissent leur vie.
23 septembre : Le paquebot la Médie est torpillé lors d'un voyage entre Malte et Marseille, alors qu'il transporte une cargaison de munitions. Deux Lorientais meurent.
29 septembre : Une amélioration des trajets ferroviaires est faite entre Lorient et Brest. Les déplacements se sont multipliés à cause des services, des permissions et des visites aux marins.
4 octobre : Le chalutier Stella saute sur une mine. Il avait été réquisitionné en 1915 à Lorient et affecté comme patrouilleur auxiliaire en Méditerranée. Deux Lorientais meurent.
30 octobre : Le Président de la République, Raymond Poincaré, vient à Lorient pour décorer les survivants du Kléber.
27 novembre : Louis Nail (maire de Lorient de 1904 à 1912) est nommé Garde des Sceaux
8 décembre : Mise en place d'une carte de pain. Les consommateurs sont classés par catégorie. Ce système permet une répartition juste et équitable du pain. Un office communal du pain s'occupe de la distribution des cartes, de leur contrôle et de leur suppression lorsque les personnes sont décédées ou disparues.
28 décembre : Etablissement de Bains-douches municipaux rue de l'Hôpital. Ces derniers sont ouverts tous les jours, sauf le lundi, de 7h à 20h. La durée de la douche ne doit pas dépasser vingt minutes. Les personnes atteintes d'affections contagieuses sont interdites.
29 décembre : La pénurie de matériel et de main-d'œuvre entraine une restriction de consommation du pain de 25% à Lorient.
262 Lorientais Morts pour la France

1918

1918 : Réquisition du Casino par les Américains pour un hôpital militaire.
6 janvier : Le chalutier Saint-Mathieu soutient un dur combat contre un sous-marin ennemi. Trois Lorientais y laissent leur vie.
22 janvier : La base américaine de dirigeables ouverte à la Trinité-sur-mer est opérationnelle.
31 janvier : Le poids et la forme du pain sont réglementés par la municipalité à cause d'une baisse des quantités de farine mises à disposition de la ville par le ravitaillement. Pour le maintien de l'ordre public, le partage du pain à domicile est interdit. La vente de pain aux personnes étrangères à la commune est interdite. Les boulangers ne peuvent vendre que du pain rassis (cuit depuis au moins douze heures).
18 mars : Mort de Jean-Corentin Carré du Faouët, considéré comme le plus jeune poilu français (15 ans).
30 mars : L'Etat demande à la Ville de créer un frigorifique. Celui-ci est destiné à recevoir le poisson des cargos spéciaux de fort tonnage venant de lieux de pêches éloignés. Le conseil municipal étudie un emplacement en lien avec le futur port de pêche.
13 mai : Interdiction de vendre de la viande pendant trois jours. 30 mai : Face à une hausse des prix de la viande, la Ville décide de créer une boucherie municipale rue Paul Bert. Celle-ci a pour but d'apporter plus de régularité dans le marché et d'entrainer une diminution des cours. Institution du ticket de pétrole pour satisfaire les besoins d'éclairage familiaux. La vente est faite chez les épiciers de la Ville. Chaque famille dispose d'environ un litre par mois. Une carte de charbon est mise en place. A cause de la guerre la production nationale de charbon est réduite ainsi que son importation. Chaque famille est classée selon différents critères : l'usage ou non d'appareils à gaz, le nombre de personne composant la famille, la différence de besoins entre les mois d'été et d'hiver.
1er août : Un Institut marin antituberculeux ouvre à Kerpape (Ploemeur). Ce sanatorium a pour mission d'accueillir les enfants touchés par la tuberculose. L'alcoolisme et l'insalubrité des logements sont les principales causes de la diffusion croissante du virus. Le Morbihan est l'un des départements les plus tuberculisés.
20 septembre : Le sous-marin Circé est coulé par un sous-marin ennemi près des côtes autrichiennes. Deux Lorientais meurent.
6 au 30 octobre : Afin d'éviter l'éclosion et la propagation des maladies contagieuses dont l'épidémie de grippe qui sévit, les établissements de spectacle sont fermés. Lorient est la seule ville du Morbihan touchée par la grippe espagnole : on dénombre 216 victimes. L'Espagne est désignée comme étant à l'origine de la grippe. Pays neutre, il est suspecté et accusé de laisser des agents allemands opérer sur son territoire et de vouloir affaiblir les alliés par des bacilles et virus volontairement diffusés. La fatigue, les privations et le manque de médecins accentuent l'épidémie.
10 novembre : Jean-Pascal Bourrouilh meurt au combat à Vrigne-Meuse (Ardennes), il a 29 ans. Il est le dernier Lorientais tué à l'ennemi.
299 Lorientais Morts pour la France

1919

10 février : Les chemins de fer sont remis entre les mains des compagnies.
12 février : Les fusiliers marins sont de retour à Lorient.
27 février : Vœu en faveur du suffrage des femmes majeures de 25 ans. L'hôpital auxiliaire n°2 et l'hôpital annexe Bodélio sont définitivement désaffectés. Leur fermeture a été retardée à cause de la création d'un centre de rapatriement des prisonniers de guerre.
4 mars : Création d'un fond municipal de chômage pour les démobilisés.
21 mars : Début du projet de construction du frigorifique à la Perrière.
31 mars : Les écuries provisoires créées en 1915 sont gardées car Lorient devient centre de démobilisation des chevaux.
1er avril : La carte de charbon est supprimée.
10 juillet : Un tableau d'honneur est prévu dans le Salon d'Honneur de l'Hôtel-de-Ville. Les emplacements des sépultures, des carrés militaires du cimetière de Carnel, sont concédés à perpétuité. La municipalité décide d'adopter une ville filleule pour lui porter une aide matérielle et morale. Raon l'Etape (Vosges) est choisi le 4 septembre suivant.
20 juillet : Le 62e Régiment d'Infanterie rentre à Lorient.
27 juillet : Le 1er Régiment d'Artillerie Coloniale retrouve Lorient et la caserne Frébault.
4 septembre : Agrandissement des cimetières de Carnel et de Kerentrech.
18 octobre : Fin de la censure de la presse dans le Morbihan.
19 novembre : La rue du Morbihan devient la rue du Maréchal Foch.
1919 : construction du bassin n°3 ; remplacement du pont suspendu de Kermélo par un pont en ciment.
59 Lorientais Morts pour la France